‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 94 sur 309 · CHŒUR DE GUERRIERS · texte numérisé non relu

CHŒUR DE GUERRIERS

Le plus grand des guerriers A pris notre défense;' Admirons sa vaillance; Oflfrons-lui ces lauriers.

D'une éternelle gloire Il vient de se couvrir ; Célébrons sa victoire , Livrons-nous au plaisir.

ZORAIME , courant dans les bras d'Âkbé.

Mon père !

AKBÉ.

Ah ma fille! par quel prodige?...

ZCRAÏME,

En est-il d'impossible à l'amour? Mais permettez que je ne songe maintenant qu'au bonheur de vous voir échappé au plus affreux péril.

AKBÉ. • '•'-">if«^i'

Quoi 1 c'est Zulnar qui nous a délivrés de noire persécuteur !

i4a ZORAIME ET ZULNAR.

Lui-même. Mon père ! mes amis ! vous voyez dans Zulnar le sauveur de Grpnade, et songez que s'il eut des torts

AKBÉ.

Ils sont tous réparés.

ZULNAR.

Quel que soit mon triomphe, peut-il vous surprendre ? et quel ennemi pourroit résister quand l'amour sert de guide à la valeur?

ALAMIR

Akbé ! votre fille devoit être le prix du courage j qui pourroit le disputer au vainqueur d'ALular ? Permettez donc que je vous presse moi-même de combler les vœux de Zoraïme.

ALAMIR f avec le chœur,

Akbë , nous vous pressons tous De former des nœuds si doux j De cette iavcur insigne , Croyez que Zulnar est dignr,

AKBÉ.

Oublions donc son erreur Puisque la vertu l'anime; Et que de ma Zoraïme , Il fasse enfin le bonliew.

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