‹ Essais littéraires de Saint-Just (volume 2)Chapitre 95 sur 309 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MADAME HONORINAj assise près d'une taLle sur laquelle il y a plusieurs registres.

JTR.

JuN Prusse , hôtesse renomme'e ;

Veuve assez piquante, je crois; De plus , Bohémienne en mou art consommée , Sur la crédulité j'ai su fonder mes droits.

. iS L'HEUREUX MALGRÉ LUL

Oh le bel ait ! que Tart de la magie ! De toutes mains chaque jour je reçois.

Flattant l'erreur , excitant la folie , Sur les humains je répands a mon choix Et les revers , et les biens de la vie. Oh le bel art ! que l'art de la magie !

Au vieux barbon Qui prend en mariage

Jeune tendron , Jamais je ne présage

I\icn de bon.

A la vieille coquette , Consultant sqs attraits ,

Je ne promets

Que des regrets.

A la jeune fillette J'annonce sa défaite.

A tout guerrier fiançais Je prédis des succès.

Avec de tels arrêts , Je ne trompe jamais.

Oh le bel art ! que l'art de la magie ! De toutes mains chaque jour je reçois.

Flattant l'erreur , excitant la folie , Sur les himiains je répands a mon choix Et les revers, et les biens de la vie. Oh le bel art ! que l'art de la magie !

Profitons de l'instant où je n'ai point à lire dans le livre des destinées , pour consulter celui de mes receltes et dépenses. Ce n'est point pour me vanter;

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