ACTE m, SCENE X. i
Il faut, fuyant toujours un éclat emprunté, Satisfaire son cœur et non sa vanité.
FONDOR.
Que c'est bien dit, Monsieur! la leçon est parfaite. Revenu de mes torts, croyez que je regrette
De bon cœur tant d'argent follement dépensé
Ah! que n'est-il encor dans mon coffre entassé!
ROSALBAN.
On vous verroit, sans doute, en faire un autre usage. Que celui qui vous reste , au moins vous dédommage Des plaisirs dont long-temps vous vous êtes privés j Il en est de Lien doux qui vous sont réservés. Vous possédez, Monsieur, ime fille cliériej Jouissez , eu faisant le Lonlieur de sa vie 5 Et pour ce couple lieureux , unissez en ce jour Les dons de la fortune aux faveurs de l'amour.
DUPONT, montrant Erncstine.
Voilà l'unique bien auquel mon cœur aspire 5 Je ne veux que lui seul ; il saura me suffire.
Tu seras satisfait. (AEmestine.) Qu'il soit donc ton époux!
ERNESTINE
C'est le bien le plus cher que je tienne de vous.
MADAME FONDOR.
1^ Vous consentez qu'enfin cet hymen s'accomplisse!
i56 LAVARE FASTUEUX. ACTE III, SCENE X.
FONDOR.
D'un fol orgueil, mon gendre, oublions le caprice ; Des maux qu'il t'a causés, mes soins te vengeront.
( A part. )
C'est dommage, pourtant, qu'il s'appelle Dupont!
FIN