‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 13 sur 232 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

IDALCAN, VASCAR.

VASCAR.

Soigneur

Eh bien?

VASCAR.

On veut ravir Mirza.

IDALCAN.

Qu'entends-je!

Quel que soit le coupable, à l'instant qu'on me venge 5 Que ma garde l'arrête, et qu'au sein des cachots, Il meure, après avoir révélé ses complots.

VASCAR.

J'ignore encor le traître.

IDALCAN.

0 doideur imprévue !

24 MIRZA

VASCAR.

Un billet que m'écrit une main inconnue. Me prévient seulement de choisir des amis Pour veiller sur ces lieux à mon zèle commis. On doit , en profitant d'une secrète entrée , Forcer de ce palais la demeure sacrée ; Par un audacieux, ici tout est séduit; Il sera chez Mirza, guidé pendant la nuit, Et suivant un dessein qu'elle-même seconde , Ils vont quitter tous deux les rives de Golconde.

IDALCAN.

Quitter Golconde!... Après de semblables projets. Les perfides, crois-moi, n'en sortiront jamais.

VASCAR.

Faut-il que pour punir ces trames criminelles , A la mort soient livrés les gardes infidèles?

IDALCAX.

Es-tu sûr, en servant mes ordres rigoureux,

De trouver un supplice assez cruel pour eux?

Que dis- je, cher Vascar! quel vain transport m'anime!

Est-ce ainsi que je dois me venger d'un tel crime?...

De ces vils gardiens dicter l'arrêt fatal ,

N'est-ce point de son sort instruire mou rival?

0 tourment! un rival! et ne point le connoître...

Il est un sûr moyen de découvrir ce trïiître ;

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