ACTE II, SCENE IX. aii
MONTALBERT.
C'est trop honnête à vous ; vraiment ! comment s'appelle Celui que sert si bien aujourd'hui votre zèle?
DERVI.VSS.
Firmin. C'est un garçon modeste, instruit, discret j En un mot, l'opposé de ce mauvais sujet Que vous congédiez.
J'adopte votre idée.
DERVINSS.
C'est dire q\ik Firmin la place est accordée ?
MONTALBERT.
Oui; depuis fort long-temps je voulois l'obliger.
DERVINSS.
Ainsi l'autre commis n'a plus c[u'à déloger. Comme il va m'en vouloir !... je ris de sa colère ; Il faut , sans nul retard , terminer cette affaire.
.MOJJîT^LBER^. , . -^
Oui ; je verrai Fimin.
DERVINSS.
De sa commission Moi-même je peux faire une expédition.
MONTALBERT.
Qui ? vous ! . . . Non ; il vaut mieux. . .
( A part. )
Saisissons l'instant.
DERVINSS.
Rien ne m'est plus facile.
Mais...
DERVINSS j s'empressant de se mettre à la table.
Trop heureux d'être utile !
MONTALBERT, à part.
Ma foi! puisqu'il le veut, allons.
DERVINSS, écrivant-
« Sur la recommandation de M. Dervinss, et d'après les )) bons témoignages qui nous ont été rendus par lui du )) nommé Firmin, nous accordons »
(A Montalbert.)
Quel est l'emploi ?
MONTALBERT , en faisant signe à Dervinss de lui donner sa place.
Boni en signant je vais l'indiquer... laissez-moi.
( Il s'assied à la place de Dervinss, et se met k écrire. ) DERVINSS, à part.'
Je suis en bon cbemin, et dois tout me promettre D'un succès aussi prompt !
MONTALBERT, se levant.
Bien 5 vous pouvez remettre Maintenant ce papier à votre protégé.