‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 185 sur 232 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

SOPHIE, IDA, LA PRINCESSE, cour de sophie,

CHOEUR

CHOEUR

De notre souveraine, objet de notre amour.

Célébrons les vertus , les grâces ;

Que les plaisirs suivent ses traces , Et viennent à jamais se fixer dans sa cour.

SOPHIE

Jeunes beautés! votre Sophie

Voit enfin combler son désir.

Me voilà près de mon amie;

Partagez utt si doux plaisir.

S'il est vrai qu'en ces lieux on m'aime ,

Qu'on s'occupe de son bonheur;

Chérissez-la comme moi-même.

Et voyez en elle une sœur.

LA PRINCESSE, à part.

Tremble perfide ! en ce lieu même Je ferai naître ton malheur.

Mais contenons ma haine extrême ; ►j / Et cachons encor ma fureur.

LE CHOEUR

w j Comptez sur notre zèle extrême ;

Nous ne voulons que son bonheur; Nous l'aimerons conune vous-même.

Et verrons en elle une sœur.

286 IDA

LA PRINCESSE, voyant les femmes s^empresser autour d'elle.

Avec quelle bassesse elles encensent leur rivale !

Le trouble l'étonnement Pardonnez; mais

confuse de tant de bontés, je sais les sentir, et non pas y répondre.

SOPHIE, à la princesse.

Quavez-vous? vous paroissez agitée.

LA PRINCESSE

Moi?

SOPHIE

C'est à vous principalement que je recommande ma jeune amie; peu faite aux Usages de ces lieux, elle aura besoin de vos conseils. (A sa suite. ) Mais sans doute, en ce moment, votre présence est nécessaire pour les préparatifs de la fête ; allez y donner vos soins.

(Elle fait signe à tout le monde de se retirer. La princesse ôort en jetant un regard de colère sur Ida. )

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