DE SOPHIE , PEUPLE
HERMAN , derrière le tLéàlre.
Oui , peuple ! Ida est innocente !
UN JUGE
Quel bruit !
HERMAN , courant vers Ida.
Je vous retrouve encore ! ô bonheur ! . . . Vous , comte, en ces lieux 1 Saviez-vous déjà?
IDA
Herman! Sophie! venez-vous être témoins de mon trépas ?
SOPHIE
Nous venons te sauver.
IDA
Gomment?
Apeinefus-je instruit du sort qui vous menaroit, que, guidé par de justes soupçons, je me mis à la
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poursuite de l'écuyer de la princesse de Ratibor; je le joins, je m'en saisis, le ramène avec moi, et lui fais avouer, en présence du peuple et de la coui- , que cétoit lui qui, par Tordre de sa maîtresse, avoit empoisonné la coupe. A peine a-t-il parlé que mille voix s'écrient : Volons au secours d'Ida. Sopliie et moi nous marchons les premiers , nous courons vers ces lieux, et rendons grâces au ciel de nous avoir permis de sauver l'innocence.
LE COMTE
Quoi! la princesse de Ratibor?
SOPHIE
Furieuse de voir son secret découvert , cette femme cruelle vient de disparoître de mon palais, et déjà ïues ordres sont donnés pour qu'elle quitte à jamais
ce pars Toi, ma clière Ida, bannis toute crainte;
mon conseil, excité par le peuple même, vient de déti'uire un tribunal hon'ible. ^ Ea s" adressant aas juges. ) Oui , vos fonctions finissent à l'instant même. (Les juges sortent.) Ces hommes inhumains avoient-ils poussé la barbarie jusqu'à te condamner?
LE COMTE
Oui , mais ce n'est pas tout encore ; apprenez que le comte de "Wlrtcmbcrg étoit à la tête de ces institu-