ACTE II, SCENE IV. loi
MARCEL , remettant son registre dans sa poche.
Pardon j je venois vous prier
FOJJDOR.
Je ne puis.
Écoutez.
MARCEL
FONDOR.
Non.
MARCEL
Je vous en conjure!
FOMDOR.
Tu reviendras demain.
MARCEL
L'afFaire est de nature , Monsieur, à ne pouvoir se remettre.
' . ' . Comment ?
Tu viens donc, cher Marcel, niapporter de l'argent
• • MARCEL
Pas encor. Je vous fais attendre un peu ce terme :
Mais je vous l'avoûrai, le produit de ma ferme
A passé tout entier à ces incendiés.
Qui chez moi, cet hiver, se sont réfugiés j
Si Lien que jouissant d'un avoir fort modeste,
TJn sac de mille francs est tout ce qui me reste.
FONDOR.
C'est assez, puisque c'est ce que tu me dois.
MARCEL
Oui?
FONDOR.
Sans doute; ainsi viens donc t'acqiiitter aujourd'hui.
MARCEL
Chez vous, ce peu d'argent ne profitera guère. Chez nous, c'est différent; il nous vaudra, j'espère. Une dot, un époux, et même avec le temps. Quelques petits neveux, soutiens de mes vieux ans.
FO.NDOR.
De ta postérité, fort peu je m'inquiète;
Mais j'ai besoin de fonds, et compte sur ta dette.
MARCEL
Qui, vous ! manquer d'argent? J'aurois plutôt pensé Que vous deviez. Monsieur, en être embarrassé.
FONDOR, à part.
Ouf!
MATHIEU, à part.
Aib ! mon bras !
MARCEL, i part.
J'ignore eu eux ce qui se passe ;