‹ Essais littéraires et historiquesChapitre 32 sur 36 · N O T E IL · texte numérisé non relu

N O T E IL

De^puÂs que j'ai écrit, la p^t^ «ci^t^e^sus, un livre a été pii^^ié $nr fa. mcme matieFf) . qu^ J^ friobard avait traitée «[uelqaes .années auparayapt^ .le pie, dois pi9S passer sons silepce.ce travail ioiportapl^. <^'au|tapf moiiit qu(B l'auteutr ii^'a..ffit, i'bonneur de m'adf esf^r: plusievirp lettre»^ insérée^ dans le Journal asiatique do Paris. C'est un savan.^ genevpis| M\ Adplphe Pictet^ apparte*nant à ui^e faqnille avantageusenaent «çocmua dans ta répn^lique dc^ (étires. ^. Pictel effi fia efifet epitiyé.eia lic« armé. d«4,to^tes. pièces». Amiki a^tril déj)L,ftmfM>rlé une victojire, son «mémoire intitule^; De. l'affinité d$s langues celUquei avec Js sanêcrU (Paris 1837) ^ ayittit été couronna paf l'^adémiCp d«s inscriptions «et be^ka»

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ieUrcs.:«;£n «e bornant à la c<Mnyarftîé6tr'-^i^eô le sanscrît, en probédant avec baaaccup de- circonspèÀétîon et en; suivant ta vraie méthode, je ine pkrts- ii Je reconnaître, M. Pictet -a écarté en partie lies motifs de mon scepticisme. -Au fond je n'ai tièft' à- rétracter: car je n'ai pas nié positivement tonte parenté entre ià famille indo- germanique et les' langues cèltiqaes; seulement, après avot^ entendu Je plâîdtyyer dé M. 'PrfVihard, j'ai éerit'Stot* mh tablette: AMPtitfS. ' . > > •

' ■"• 'Je-me* dëetaré înconi'pétènt'pôtir coiiiiâître' de la question géhék'alé, parce que le^ làngtiés dont il s*agit, sont r<estéeé<iéti*angëres àihes^ttideâ Ifrtgdî^ti^ites. Néàrtm<Mttky il m'é sera permië 3e ifaire à 'Mil'Pîctet quelques ^jë^étions de détail. . r . i . ,

" Pour 'rche ver Tiiiiportance de ses recherches, ce sa- 'VHht ' èffit*ihé que W anciehs monuiii'énts écrits des idiomes celtique rënfei^ihëfnt^uiiè partie' des orfgînés de la langue française. Cette thèse aurait besoin d'être prouvée par des exemples non équivoques. Je n'en connais point. Je ne disconviens pas, qu'il n'y ait quelques mots celtique^ cri très-pétît noni<bre dans'le franç^ié-acttoélv mais ilè' ont passé par le'iatiii. Car lors dé- la ' 'conquête des Gaulés par les ' "Goths',' : les Bourgui- ■gtioni et* les Fratics l'ancienne langùéls' était déjà côm- 'phétèment' éteinte. Leuca^ unè'ïhesàre dé distance qui -se* trouve 'dans Ammien" et qtielqueb îhscriptious , est -devenu /i>uè, tandis ^ne locus s'é&t transformé en 7iW.

= La propension aiït origines •ddtîqttéi" est' le péèlié "ôrigîbel'dès étj^olbgistd Trançais , xdétiik ^dè cfeùt qttî, ei* ^néi^af, sesont fôi^mé deé idées '^^ihes'snr la fbrination'tlé leur langue. '-'Dans' son Lexique' W)man feu M. Raynouard dit à l'article fl»iJELn, Broill : »Mur!(. »l6ri'a tenté sans Succès d'expliquer roHgiùé de ce

•tatiU nés Gables^ <putBi:]u&Mlti|is«uii 6Api<)il4«lW6li4ë'Ghàt«^

f^.«L^,.Ou'idïi.Pçpdai|., TaiMleur, pw* k^ . ^aqie|l8 (^labftmitsi) Ç^i)9. i^oni.fiB te. Pel^tjB^,^ çft; cp|9pà|raispqi,^esqii«lp.,Je9 R9PqV^r?;>t8.^taienJ:,de3jnq^ViÇî^ux-,yenu^, .,M^i$,:Sa qonh clusiçii est à rebours (||i bo^ i^en^^ < Puisque .Cbarie^» magne a employé ce mot dans un capitula ire y il e^t donc indubit^blement francique. Tous les mots barl^ares qui se trouvent dans les lois rédigées en latin des Firahcs Satiques et Ripuaires, des bourguignons, dés Bavarois et dés Langobïirdes, ont été pris dans ta langue de ebacun de ces peuples; c'est un àiiomè. Quant BU mot romaïi Bruelh nous n'avons pas- beibSh'dé le obereher bien loin. < .Consultez les glossaires tbéotis^ ques de Wachter et d*Oberlin. Dans Pallemand mo^ derne ce mot ne s'est maintenu que dans deia. noms propres. II. y. a plusieurs cbâteaux et bourgs appielés Brvol^ conformén^ent à leur :site dans un pays boisé; Une ancienne fi^mille noble porte le même nom. Lf'en^-r ploi métaphorique des verbes dérivés: brouiller ^ d,ébrouiller, embrouiller» fait .allusion à In difficulté de. pénéftrcr dans un taillis épais. Breuil est encore aujou^ d'bui uii terme tecbnique. Depuis Cliarlemagne ce raQ]( a donc conservé sa ^orme et sa signification également îrftàctes eri' Allemagne, en France et en Italie.

Cest àiiisi que les étymologies celtiques s'évanouis. seM' comme <lës rêv^s dès qu'on les serre de près. "

ÎLj'Pkrtet repouêscy je crois avec raîsoii, leè-'i^^J ^ etatetytSr'qo'on a faits entre le mot gaélique'^ ^ifiA désigne U'Jbogue detJrlaniUiis et des ÉcoiSaîs^Mel l« p^y.s.de.iC;a//e«. et, les Gallois, . Ces idernievs iAond tté $€fli\\\cfil ^e.jijifi^Mne, prononciation, ^Uérép, 4e i/^.Wf f

EmaU lit t. ft hUt. 33

DE LOBtGIKÏ

et Tyeisht I Dans :1a ciiconiqQe saionne du 4ît à chaque pago walas ou wealas et quelquefois Brit-^walai. Les conquârants nommaiopt aîmi tous les Bretons. Ce mot signifie des (étrangers qui parlent latin. C'tîtnit l'usage des conquérants Je race germanique d'appeler, ainsi indistinctement tous les peuples devenus latins sous U domination romaine. Un poëte allemand du tl'eizi^me sii>cl^ i<numère les trois grandes divisions de la population européenne en ces mots: Deutsche y fValm, FP'enden, c'est à dire, les peuples germanii|ues, romans et slaves. Encore aujourd'hui l'adjectif wetsch s'applique également à nos voisins de langue romane, soit français, soit italiens. Il en résulte que les Bretons Ion de l'invasion des Anglo-Saxons parlaient le latin concurremment avec leur idiome national ; et «ette circonstance n'est pas favorable k l'originalité et Ek la pureté du cymriffue actuel.

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