‹ Essais littéraires et historiquesChapitre 33 sur 36 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Mèsiiltats. \ ,

En admettant que l'aiEliau'on des laT]gtie9,.i»> stiSe la conclusion (et d'après ma conviction elle la justiGera d'autant plus qu'elle sera csaminée pli» à fond) que toutes ces ramilles do peuples sont is$ues de la même souche^ que leurs, apcéU'CSt ■ une époque quelconque, ont appartenu a a9e seifle nation, qui s'est divisée cl sfibdivisée dans sa propagation successive; la question se présente naturellement, de savoir quel a été le si^e jiriaiQrdial de cette nation mère? , Il , , n'fîsf | iQiJlemeul vraisemblable que les migrations ^^,:Oat pcuuli:

unoi-âi» gvaiQde |iodxr.daugl«dnsio aoîrftwfi C0bkà¥hdlé

côtirt aii coùtraîré pbhf fibtfii fàîiy'y^ Colonies sont paftîeé d^ùne cb^rf^e ' centrale dans âës âîrectîons divergentes. f)ans cette supposîtîoh, les distances que les colons ont eu à par^ courir Jusqu'à leur établissement définitif, dovien-. nent moins grandes; les changements de cjiine^l, avijxquels ils s'exposaient^ moins brusques; et plut* siçurs pefuples émigrés auront sans dqule fait un échange avantageux par rapport à la fertilité du ^QJi^ et à la température de l'air* £t cetto :coi^' trée centi^ale, où pourrions-nous la chercher y si ce n.'cst dans Tintérieur du grand continent; anit environs et à Torient de la Mer Caspienne ? On n'objectera pas que ce pays est occupé aujourd'hui par des peuples de race différente; à combien de pays n'est-il pas arrivé de changer totalement d'habitants? La féconde mère patrie de tant d'essaims de colons, dispersés au loin, pouvait être redevenue déserte précisément à cause dé cela. On ;n'objectei'a pas non plus les déserts dont som onti^ccoupées ■ dans la Transoxiane les portions fertiles ; encore très^belles. Il est probable que, depuis )6 commencement de l'histoire là natnt^ du pays' a changé, qu'il était anciennement plti^^ favè<rable- à )» 'culture et à lia population. Phi^ieiii'^ yCffà^^efojps xmi remarqué le dessèchement- des; è^uV ([J«i''l>è'!fei*tiHskiënt')adîs. Les- plus attcîëhs iëirtdigtiaig<és î noià indiqirèht- lar.Bttctrlànc dorii^Wlë^éîêgt^

516 ùà''±^àkià^f^

d'une haûie^ dvîBéktîAlii -Dans irfoii "frjrfïfeiKWë;"!^^ ahcêtr'es dés Pèrskns et' dè^s Windows ktiriaeiiV -dWi émigré '<îe lâ vfei^fe 'îe' 'siidi-'otfeijt eft'lè ^^tid^'ë^} ceux des pèupîé'i iert^ôpeéhS veriPoccideril éVié nord. • ■•" ■ • ■" ■•"■■'•••■'••.■•■•!>

L'opinion dd Tacite, qhî soutient ipie le's' jilui anciennes migrations' se' sont faites par tnér, est aussi contraire à la raison t^u*à rhistôfîrè.^ ' Ckr pour passer par mer à des coiltrées Idintariùes, 11 faut avoir un grand nombre de vaisseaux ," dès provisions en abondance, en un mot, nne -fotilé de choses q|tti présupposent une industrie perfcé^ tionnéè. Il paraît que les colonies maritimes d y i; Phéniciens et des Girecs étaient sfeul es préseiitiéi à Pesprit du grand historien. Mais ces coloûîcs, compai'ativement modernes, n'entrent pas en" ligne de compte, quand il s'agît d'explî^uef la j^Tëfmiètê population des grands continents. De vastes mers opposent un obstacle invincible aux inigi*a tiens des peuples qui, venant de rinicrieur, ignorent absolument Tart de la navigation. Mais des mers de peu de largeur et parsemées d'îles, peuvent être traversées, et l'ont été souvent par des penples qui, comme marins, y faisaient leul» coup d'essai ; tout de même que les graiids fleuves oiït été passés des milliers d'années avant l'invention des ponts. D'après cela je petise que les peuples, dans leurs migration^ de l'Asie vers l'Europe, ont suivi deux grandes routes. L'une-, 't<hite continentale, longe le nord du Pont-Euxin; IViltrè, entremêlée de passages par meVf traverse TA^c

i^K^ y^ty^wi^fi. 517

Mineurpi ih, J?aer JBg4^ . PU VHcU^fqntr^h. Thrace, l'^lyrîiq, jCt, |a ftXçr. iVdria!Mq,ue.. , GefiX indubitablemeiit par çettiei voie, que., la. prèce ^t Tltalie onX reçu, IfiUjis colons. Nous, ayouç tout; lieu de, croire que plusieurs peuples restés dans TÂsie Mineure, 4'#utre3 établis au xiord de l^Grèçe, apparte^aient à Ja lï^ême, famille pclasgîque., La langue grec- <|uç devant unive^^selle dans ces contrées par suite des conquêtes d'Alexandre le Grand, et finit par pblitérpr tous les idiomes indigènes; mais quelques vcst^^es de la langue phrygienne, lycienne, et aw-r très, et la répétition de quelques noms géographiques, concourent avec les traditions mythologi* ques et les témoignages d'Homère, à confirme? cette conjecture.

L'autre route a servi à peupler le nord dç l'Europe. Je penche à croire que les peuple^ jcttiques sont au nombre de ses plus anciens hay bitants, et qu'ils ont quitté l'Asie avant les Gex*maius, quoique ceux-ci du temps de Jules- César fussent déjà établis depuis les rives du Rhin jusqu'à des régions inconnues. Dans les temps historiques, comme dans l'antiquité, les steppes du Don et du Wolga, les plaines immenses de l'Ucraîne, et celles qui bordent* le cours inférieur du Danube, ont donné passage à. des hordes nomades, qui, de temps en temps, sont sorties du fond de l'Asie pour dévaster l'occident et le midi. Q'C|9t par la que sont venus les Cimmériens, les Scythes, les Huns, les Avares, les Hongrois ou Mag}'arcs, et les Mongoles. La plupart de ces

518 DE l'origine des hindous.

hordes n'étaient point de race caucasienne; il faut chercher leur mère patrie à l'orient de la Bactriane dans la Tartarie chinoise. Ces inondations subites de la barbarie ; ces conquêtes dévastatrices, n'ont presque jamais conduit à un établissement durable; elles doivent être soigi^eusement distinguées des migrations de peuples agricoles qui, les premiers ; ont déÊriché le sol^ et transformé souvent des déserts sauvages en un paradis terrestre. M V Jusqu'ici nous n'avons envisage les langues r^e^cêmïÀé tin moyen de Ses^elr -"* ^'h'eèt^méiil l'arbre généalogique des nations, et de déterminer les degrés de parenté collatérale. Mais les conformités de ce>| lïlémes langlieiS, ^e^aminées en détail, pourraient bien conduire à découvrir les traditions, les idées, et les arts utiles, que les colons ont apportés da leur mère patrie oomaumo dans leurs nouvelles habitations, et elles serviraient à répandre un nouveau jom' sur les commencements de la civilisation. ^

,-.■•' • 1 •. ;rinî| JiT>ir,.r»'ji ril'i.'J

Page 1