‹ Essais littéraires et historiquesChapitre 4 sur 36 · XX AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

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il forme méthodiquement dans chaque classe des séries^ de sorte que l'oa puisse saisir la totalité d'un seul coup d'œil. Les originaux aussi bien, que les 'traductions en langue provençale ayant été perdus à peu d'exceptions pvès.^ il faut recourir aux romanciers français du nord, et aux poètes presque contemporains qui ont naturalisé * en Allemagne un grand nom^ bre de ces romans par des imitations yersifiées. M. Fauriel possède la connaissance, bien rare en France, de ces dernières. Le double phénomène de la chevalerie et des fictions qui en offrent un portrait naïf ou idéal, avait souvent été l'objet dé mes méditations, sans que j'en eusse parlé autrement en public que dans mon cours habituel • de poésie allemande du moyen âge. Les leçons de mon ancien ami, M. Fauriel, données à la Faculté des lettres et publiées ensuite, me suiprirent donc d'autant plus agréablement que je ne savais pas qu'il eàt dirigé ses recherches. toujours profondes et ingénieuses de ce côté» Au milieu d'autres occupations je profitai avec empressement de cette occasion de communiquer aux connaisseurs quelques-unes de mes idées, placées pour ainsi dire en regard de celles de l'auleur dont je pouvais adopter une grande partie. Je transmis mon mémoire au Journal des Débats dans les feuilles duquel il parut successivement, divisé en cinq articles.

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(1833 — 34). Une telle > ^ÎYÎisioD n'est pas favo^ rable à une déduction compliquée dont les par** ties.sont étroitement liées entre elles; ^ M.'Fauriel ne s'est pas encore prononcé^, que jesacbe, sur .la diyergence de nos opinions concernant quelqoes^points. 11 a publié dans l'iiitèryaUe un ouvrage important^ V Histoire de la-6aule:^ méridionale sous là domination des conquérants germains. M. Fauriel prépare un second ouvrage,- destiné à faire suite au premier j cet ouvrage contiendra l'époque féodale et rami^ nera nécessairement l'historien à la chevalerie avec son cortège obligé: les chants des troubadours et les romans.

L'article suivant , relardé accidentellement, a trouvé place dans la Revue des deuœ moi^ des. (1836, Août.) iLes efforts d'un écrivailleur obscur pour rabaisser les génies les plus originaux dont la liUératiu*e italienne s'honore, au niveàù des factieux secrètement associés aujourd'hui pour le renversement des f$tats^ m'avaient rempli d'uoe vive indignation^ En justifiant le :DanCey Pétrarque et Boccace, j'ai pu faire ressoitir^ea même temps le. mérite de ces grands hommes comme censeurs hardis des désordres dans l'é-^ glise à commencer par les chefs.

Mon investigation de torigine des Hinr* dous a été imprimée dans les Transactions de la Société rojale de littérature du Royaume

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unL (V0LII9 P. 11. Londres 1834.) Ces recueils in-quarto se distribuent aux membres de la Société, mais ils sont presque inconnus hors de TAngleterre. La question que j'ai traitée remonte yers la plus haute antiquité, et touche par plusieurs points à l'histoire primitiye du genre humain*

Dans le dernier article j'û fait précéder ma lettre à M. Sihestre de Sacy d'une notice incomplète, seulement pour mettre les lecteurs au fait de l'état de la controTerse, lorsque le célèbre orientaliste la prit en main. Dans son mémoire feu M. de Sacy parla d'un ton si dé-> cisif et, pour trancher le mot, avec tant de morgue, comme s'il avait coulé à fond «la question, de sorte que personne n'oserait plus refuser aux Arabes l'invention des Mille et une Nuits. J'ai pourtant eu cette hardiesse* L'aca^ démicien ne m'a pas répondu, mais il a fini par faire imprimer ma lettre dans le Nouveau Journal Asiatique de Paris. Par cette voie elle est parvenue à Calcutta, et y a fait une certaine sensation parmi les Anglais versés plus ou moins dans les littératures orientales. Il s'est trouvé aussi un opposant qui ignore tout ce qui a été débattu en Europe, et dont le principal argument semble être la possession d'un volumineux manuscrit arabe. J'ai lieu de croire que la plupart des indianistes sont de

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mon aTis; mais l'analyse du IWre litigieux, et la confrontation des autres recueils de contes notoirement indiens peut seule mettre un terme à ces divagations.

On ne m'a guère reproché d'importuner le public en parlant de moi. Si je me suis départi cette fois-ci de mon habitude, si j'ai exposé les motifs qui m'ont engagé à prendre la plume, et les moyens que j'avais préparés^ de traiter des sujets si hétérogènes} si j'ai rappelé les situations personnelles où je me suis trouvé pendant une vie qui ne fut pas toujours celle d'un savant sédentaire, partagé entre sa chaire de professeur et son cabinet d'étude: j'espère qu'on y ven'a plutôt une apologie qu'une prétention. Ces Essais sont comme des jalons plantés de distance en distance le long de ma carrière littéraire, vers la fin de laquelle je dois m'avouer à moi-même que j'ai beau* coup entrepris, et achevé peu de chose.

Bonn, au mois de mars 1842.

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