A LA MER
La mer étincelle , La vague est d'argent; Le soleil ruisselle....
Sur le flot changeant ,
Le vent chasse et roule Un nuage noir ; Des enfants, en foule, Courent jusqu'au soir
Pieds nus sur la grève } Hardis matelots De huit ans, sans trêve Agaçant les flots.
Oh ! la mer immense Qui gronde et sourit !
Qui, sage, en démence , Étonne l'esprit !
Superbe , profonde , Borne du réel , C'est un autre mondo. . .
La mer, c'est le ciel !
Des vagues pressées Quand monte le bruit, D'ausièrcs pensées Vous viennent la nuit.
Le pauvre poète, Qui dans la ci.é Voit fuir et regrette Sa sérénité ,
Tout joyeux arrive Retremper en toi Son œuvre naïve D'amour et de foi.
La brise marine Qui court sur le bord, Met dans sa poiirine Un plus mâle accord.
Devant toi personne , O mer! n'est venu , Qu'en lui ne résonne Un chant inconnu.
Ta voix grave emporte Le doute moqueur ; La croyance morte Revit dans le cœur !
VliUiiniglia.