SUR UN JEUNE PEINTRE MORT
Ce jeune homme aimait l'ail ; il l'aimait en poète (Kii comprend noblement sa tàclic d'ouvrier. De bien riches couleuis inondaient sa paleite ; Il avait des amis plein son large alelier.
El voilà qu'il est mort! La critique inquiète .lamais autour de lui n^essaya d'iiboyer. (l'était un de ces noms que la foule répèle , lin nom redit toujours, devenu familier.
Et voilà qu'il eslmorl. — Oii! decesnonis(|u'on aime Comme accablés du poids d'un terrible auatlième , Combien depuis dîx ans tour à tour ont passé !
Vous si plein d'a\enir, si jonne, pauvre arlisle, Que la mort vous viendrait saisir à l'iuiprovisU-, Je vous le dis ici , (jui de nous l'eût pensé?
Rome.
Ainsi qu'au premier jour vous l'aimez donc encore! Quand vous l'avez i-evu vous avez tressailli ! Ce chaste amour d'enfant, qui lui-même s'ignore, Comme une source vive en votre âme a jailli !
C'est bien votre regard , c'est bien votre sourire , C'est bien ce pâle front tombant sur votre sein , Lorsque les doux aveux , qu'on aime à se redire , Sur vos lèvres couraient, jeune et bruyant essaim !
Riais dans vos cœurs , liélas! quelle métamorphose! Que de rêves partie ! que de débris confus! Que d'cfîi'ls incertains dont on cherche la cause ! Que de vagues dtsirs qu'on ne rctiouve plus!
le ciel élail à vous ! votre àmc avfljt des ailes; Votre ca'iir, des trésors de candeur et d'amour! Danslescliamps, sous vos pas, les fleui s croissaient plus belles! Une brume glacée obscurcit voire joui".
Pareils à ces courcuis des arènes de Home, De la vie en nos mains circule le flambeau. Comme le jour au joui-, l'hounne succède à l'homme; — Toujours une fleur germe aux fentes du tombeau.
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