CINQUIÈME JEUNE HOMME
Quand j'en viens à penser que ces épanclieincnts, Que ces cheveux donnes, que ces propos cliarmanls, Que ces heures d'oubli, d'anio;ir, de rêverie, Que tout cola n'élail qu'amère raillerie Et qu'un moyen pour vous d'user quelques moments;
Oh ! je comprends alors qu'une douleur pareille Fasse un cœur déjà vieux d'un cœur jeune la veille, (lomme ce prisonnier dont les rêves sanglants Kn une seule nuit, ô l'allVeuse merveille, En une nuit, au front, mirent des cheveux blancs !
Je comprends maintenant, en vous voyant parjure,
Vous dont l'amour pour moi ne devait pas changer,
Ce désir qui me vient parfois do me venj^er ;
Car j'ai reçu de vous ma première blessure.
Et mon cœur saigne encor quand je veux y songer !