ESSAIS LITTÉR AIRES
c[iiiadëtniit lâchement plus d^un grand et robiute gentilhomme , et que > sans ces vilaines armes à feu , il aurait été guerrier comme les autres. C'est , comme je vous l'ai dit ^ mon prince , à ce bavardage sans aucune suite que )e répondis vaguement^ et, je vous en conjure , n!accot' dez pas assez d^autorité à son rapport pour qu'il serve à noircir mon dévouement aux yeux de votre majesté. »
Le roi^ peu satisfait de ces raisons^ refuse àHotspur la condition sous laquelle il consent à livrer les prisonniers^ et le menace lui et son père d'un châtiment prochain , s'ils résistent à ses ordres.
Quand le roi est retiré, Hotspur se livre aux transports d'une bouillante indignation. Son père, et Worcester , qui est rentré , veulent lui ouvrir leurs desseins secrets; et il les interrompt toujours par un accès de colère. Cette scène a beaucoup de naturel et de feu. Enfin, dès qu'on est parvenu à lui expliquer , le plan de révolte, il l'adopte sans examen, et n'entrevoit que des succès et pas la moindre possibilité d'un revers.