SCÈNE CINQUIÈME
Les murs de la Tour.
Pour justifier, aux yeux du lord-maire et du peuple , Tattentat qu'il vient de commettre , Glocester affecte une grande frayeur , dont il ne semble se remettre que lorsqu'on lui apporte la tête d'Hastings. Il emploie aloi*s tout Fart de ses insidieux dis-
(5) O momentary grâce of mortal men ,
Which we more hunt for than the grâce of God ! Who builds his hope in air of your fair looks , Lives like a drunken sailor on a mast; Ready , with every nod, to tumble down Into the fatal bowels of the deep.
Corne, lead me to the block, bear him my head; They smile at me, who shortly shallbe dead.
SUR SIIAKSPEAHE. 555
* <;ours à convaincre de la trahison d'Hastings le
* lord-maire , cjui se laisse prendre au piège , et promet " de faire au peuple un détail fidelle des raisons cjui o ont forcé Glo^ester d'abattre cette tête avec tant de
précipitation et sans jugement.
Après s'être ainsi débarrassé du plus hardi défenseur de ses neveux, pour achever de préparer leur ruine, Glocester charge Buckîngham de répandre dans le. peuple que son frère Edouard iv n'était <jue le fruit de l'adultère , et n'avait aucun droit au trône, comme fils du duc d*York.
« (6) Cependant ,
ajoute-t-il,
« touchez cela légèrement, et comme en passant*, car vous savez , milord , que ma mère vit encore r .
Si vous réussissez , amenez le peuple au château de Baynard. Vous m^y trouverez , saintement entouré de révérends pères et de savants évéques. »