SCÈNE SEPTIÈME
Le ch4tea,u de Baynard.
Le peuple de Londres est resté indifférent aux lâches calomnies et aux artiBces de Buckingbam y et n*y a répondu que par un silence plus amer que tous les murmures deTindignation^Buckingham vient faire Je récit de ses efforts impuissants à Glocester ^ qui n'abandonne pas la partie.
A défaut du peuple , le lord-maire et quelques hommes vendus se rendent devant le château. Glocester , qui s'est enfermé a leur approche , se fait longtemps demander , avant que de consentir à paraître, et feint même d'être effrayé par ce rassemblement.
Enfin , il se montre, accompagné de deux ecclésiastiques. Buckingham se charge d'être l'interprète dei^ vœux unanimes du peuple , qui refuse de reconnaître pour roi l'enfant d'Edouard iv, et appelle spontanément Richard sur le trône. Glocester refuse, avec la même sincérité que Sixte-Quint , quand il se défendait d'accepter le pontificat.
« (8) Hélas ! Pourquoi voulez-vous m'accabler de ce fardeau d'inquiétude ? Je ne suis pas fait pour les grandeurs et pour la majesté d'un trône. — Je vous en prie ,
(8) Alas, why would you heap those cares on me? 1 am unfit for state and majesty : — I do beseach you, take it not amiss; 1 cannot, nor I will not, yield to you.