‹ Essais littérairesChapitre 4 sur 23 · SUR LES PRINCIPAUX AUTEURS ITALIENS · texte numérisé non relu

SUR LES PRINCIPAUX AUTEURS ITALIENS

N° 2. PETRARQUE. (Avril 1824.)

Et vos, o lauri, carpam, et le protima myrte , Sic po&itæ quouiain suaves miscetis oduret.

Vircili.

Il serait malaisé de citer le nom d’un poète dont la réputation puisse égaler celle de Pétrarque, si l'on fait entrer en lignedecomptesonétendue et sa durée. Quatre siècles et demi se sont écoulés depuis sa mort. Cependant, les habitants de toutes les contrées de l'Occident connaissent son caractère et ses aventures aussi familièrement que les noms les plus illustres et les anecdotes les plus récentes de l'histoire littéraire de leur pays. C’est assurément unerare distinction. Ses détracteurs sont contraints d’avouer qu’un poète sans mérite n'eût pu l’obtenir. Mais ses admirateurs n’iront pas non plus jusqu'à soutenir que Pétrarque, par son seul mérite, eût pu s’élever à cet honneur que ni Shakspeare, ni Milton, ni Dante, n’ont encore obtenu, à cet honneur qu’aucun écrivain moderne, excepté Pétrarque et Cervantès, n'ont conservé longtemps : celui d’une réputation européenne.

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