partie plus tranchée, plus apparente, que sur le vivant
On serendparfaitement compte de ces apparences, si l’on songe
qu’à ce point, le plus déclive de l’œil, les vaisseaux choroïdiens restent le plus longtemps remplis, et qu’à ce niveau encore, l’épaisseur de la rétine est beaucoup moindre, ce qui diminue les effets de son opalescence. Nous n’avons pu, à aucun moment de l’examen, trouver
les vaisseaux de la région maculaire.
Des dissections d’yeux de cadavre nous ont appris que 1 image ophthalmoscopique n’est pas en accord avec l’aspect à l’œil nu de la macula du cadavre, et que déjà peu d’heures après la mort, la macula présente sur l’œil disséqué du cadavre, la belle coloration jaune qui lui a valu de la part des anatomistes l’épithète de lutea, conserves bien à tort en ophlhalmoscopie. Nous avions cru, un instant, que 1 1 ma^^e ophthalmoscopique était d’abord identique à l’aspect à l’œil nu rque ce n’était que plus tard qu’apparaissait la teinte jaune; et nous avions inutilement fondé quelque espérance sur la détermination de l’époque àlaquelle se montre cette teinte. En effet, ceci eut pu avoir quelque importance en médecine légale, dans le cas ou nos
prévis’ons eussent été fondées. „ t,
U résulte des faits que nous avons observés, que 1 examen ophthalmoscopique peut fournir sur le diagnostic de la mort des données certaines, et d’autant plus précieuses qu elles se montrent déjà
d’une façon nette alors que les autres signes de valeur manquât.
La bMew de la papille, la disparition ou la
rable des vaisseaux dans son intérieur, sansclmnsiemenl, notajle dabind, de ces vaisseaux dans l’étendue de la rétme, sont les premiers chan,, ZZ. qui surviennent, et on les observe quelques mmutes apres la
Irt léi, le trouble btane mat de Uréûnxja.dsmrmbm du cabbre
des altères, la disparition ou la diminution partielks * &
.<«,qui se montrent peu de temps «P-’J—daTL^^“ nombre des signas Ïlbord
miers ont une plus grande parce qu’on ne
pathologique. L’opalescence de la rétine peut être au contraire confondue, à la rigueur il est vrai, avec l’opalescence physiologique de la rétine chez les bruns, où le fond de l’œil revêt une teinte bleuâtre bien caractéristique ; enfin avec l’opalescence des rétinites anciennes. La diminution de calibre des vaisseaux, leur disparition partielle, peut coïncider avec ces états pathologiques et physiologiques delà rétine. Quoi qu’il en soit, groupés autour des premiers caractères, avec les modifications que présente bien plus tard la choroïde, ils augmentent la valeur et la sûreté d’un diagnostic dont la précision est déjà fortement assurée par les premiers signes, qui surviennent, eux, immédiatement après la mort.
Avant de terminer ce qui a trait à fexamen defœil après la mort, nous rapporterons le fait suivant, qui montre d’une façon si convaincante 1 importance que peuvent avoir les signes fournis par la papille pour le diagnostic ditTérentiel de la mort réelle :
Alors que nous suivions les cours de M. lourdes, professeur de médecine légale à Strasbourg, on soumit plusieurs lapins à rfaction du chloral, médicament de réccnteapparition en thérapeutique. Une assez forte dose en avait été administrée à l’un d’eux, et une demiheure après, ce lapin ne présentant plus ni mouvements respiratoires, ni battements du cœur sensibles, fut abandonné et laissé pour mortje m’en saisis, et l’examinai aussitôt à l’ophthalmoscope avec l’un de mes codèpes. La circulation rétinienne était toute normale, et le fond de 1 œil n avait subi aucun changement.
J’ea conclus que l’animal vivait encore. L’auscultation du cœur pratiquee a ce moment, ne révélait rien; la respiration ne s’entendait pas non plus, cependant j attendis en observant.
Quelques instants après il était revenu à la vœ
à la”denr“ une image identique
i observation suivante, jointe à celle que Vodsworth a consignée dans Annales d oculistique, montrera que dans l’état syncopal, 1 aspect de 1 œü n a aucun rapport avec celui que présente \’œil du
cadavre. Jackson a en m\xQmm\VQ [Annales ioculistique) l’exa¬
men de l’individu endormi était également différent de celui du ca- ■ davre.
EXAMEN DU FOND DE l’cEIL PENDANT ÜNE SYNCOPE.
Le 13 juillet 1869, nous examinons à l’oplitlialmoscope le nommé, Clochet, soldat au 10' bataillon de chasseurs à pied, entré à rhôpital militaire de Strasbourg pour engorgement des ganglions de 1 aine.
Pas d’antécédents morbides. Le malade signale seulement qu iLest sujet à des défaillances et qu’il lui est arrivé maintes fois de tomber dans les rangs les jours de revue. Depuis dix minutes à peine, j examinais à l’ophthalmoscope, dans une salle chaude et enfumee cet homme que j’a/ais fait rester debout, lorsqu’il me prévint qu il allait, tomberen défaillance. Sur ma recommandation, un de ses camarades le maintint dans la position qu’il occupait, et, continuant alors mon examen, je vis manifestement le gm tronc ceineule superteur (image renversée) diminuer de volume, perdre sa teinte mlacee mats seulerr^t près des boré de la papille, son double contour, pouf se réduire a m
simple filet dlun blanc jaunâtre. ^ ^
L'examen fut prolongé pendant un instant encore, quelques s condes, à mesure que le malade s’affaissait, et les memes caractères persistèrent. Nous n’avions donc pas la affaire au pouls veineux aue nous aurions du resté noté auparavant.
Clochet était couché à terre depuis un moment et commençait a
.eprendre - - ^ —
lubi de changement de tei-5^” pu fixer notre attentiou sur les arieres, en n
TLi-ï - «—«'—
1871. — Delorme.
atteint d’héméralopie depuis huit jours et nous cherchions en vain une altération). A peine quelques minutes s’étaient-elles écoulées que nous vîmes cette même veine, que nous avions examinée la veille et que fortuitement regardions à ce moment, pâlir de nouveau et devenir encore une fois filiforme. Nous diagnostiquâmes en noiismême d’avance une syncope : notre diagnostic fut sur-le-champ confirmé; car aussitôt une sueur abondante couvrit le front du malade qui s’affaissa sur lui-même.
Pendant que l’on s’empressait à lui prodiguer des soins, à chercher de l’eau fraîche, nous avons continué notre examen et nous avons revu cette veine avec son double contour. Il nous a même semMé quelle était plus volumineuse qu’auparavant. Interrogeant sur-le-champ le malade, il nous dit que tout était rentré dans l’ordre, mais que le léger mal de tête qui avait précédé sa syncope persistait encore.
EXAMEN DE LA CHOROÏDE SITUÉE EN DEÇA ET EN DELA DE l’oRA SERRATA.
Sur un homme de 20 ans, à yeux normaux et à vision très-bonne, il nous a été possible de voir bien nettement, après avoir largement dilaté ses pupilles, une différence de ton entre les parties de la choroïde situées en arrière et en avant de l’ora-serrala. Lorsque nous examinwns la choroïde vers l’hémisphère postérieur de l’œil, celleci paraissait tres-nette, avec de beaux vasa vorticosa séparés par des intervalles fortement pigmentés; et la rétine était tellement transparente en ces points, que nous en soupçonnions à peine l’existence; mais, quand nous explorions en deçà de l’ora serrata, la choroïde apparaissait bien plus nette encore, et il nous était dès lors impossible de ne pas reconnaître qu’un léger voile recouvrait les parties primitivement examinées à l’hémisphère postérieur.
examen ophthalmoscopique pbatiqdé peu de temps APRÈS us ACCES DÉPILEPSIE.
Nous avons, en février 1870, dans le service de M. l’aide-major Lereboulet, à Strasbourg, un soldat qui, vingt heures auparavant environ, avait eu une attaque d’épilepsie. Ce malade, qui avait oeuvré toute son intelligence, n’accusait aucun symptôme ocula re.
ont appris. ^
TOES NER^™ES RÉTmiENNES APPAPaENTES.
h VTïAnital militaire de btrasbourg, un
Nous avons pu voir, a IH^'t ^ affection ocu-
homme qui n’accusait aucun ■ je champ visuel ne pré-
laire, et chez lequel l’acuité de la visnm eUe chjmp v ^
sentaient rien a ^'"j^^Tans^une faible éten^^
optique lan® 'a . t différents des pro-
lous les sens, par des filaments p (.jj^^rvés maintes fois,
longements d’un blanc éclatant qui e«
Le fond des deux yeux était celui d un .„n peu opalines, et les
cpalescence un peu plus accusée. C étaient les iiD
tiques apparentes dans la reline.
■VEINES RÉTINIENNES.
crit une courbe dont la concavité embrasse la macula. Un tronc beaucoup plus petit naît de ce tronc le plus volumineux du fond de l’œil, et se rend dans les portions externes de la rétine (^-r). Enfin, un tronc veineux inférieur se subdivise dans la papille ou à très-peu de distance d’elle, en trois troncs, dont l’externe est le moins volumineux, et dont le plus interne embrasse la macula en formant une concavité regardant celle qui est formée par le tronc veineux supérieur. Peut-être, avec quelque raison, pourrait-on appeler ces deux vaisseaux veineux si constnts, et les deux artères volumineuses qui les accompagnent, museaux drcummaculaires.