‹ Essais orientauxChapitre 26 sur 109 · PiNDARE, Olymp. IV, i · texte numérisé non relu

PiNDARE, Olymp. IV, i

féconde de ses torrents de pluies ^ ; c'est pour cela qu'il laisse sortir, de son front — selon les uns , de son ventre — selon les autres , de la nuée — selon la légende Cretoise, Athéné , la déesse resplendissante , au regard pénétrant , qui jaillit en agitant des armes d'or, avec un cri. qui fait retentir le ciel et la terre ; incarnation de la lumière qui éclate du front du ciel , du ventre du ciel , du sein de la nuée , en remplissant l'espace de sa splendeur et du fracas de se naissance orageuse 2. Enfin le nom même de Zeus , génitif ài-6<i, anciennement Div-ôs (AtF-oç), est, conformément aux lois de la phonétique grecque , le représentant littéral du sanscrit Dyaus <c ciel, » génitif /)t>;-a5, et Thymen de Zetç TcaTT^p et de ^r\\i.-i\rt\^ est la contre-partie exacte de l'hymen védique de Dyaus pitar et de Pvithivî mâtar , « du Ciel-Père » et de la « Terre-Mère. » Le mot Z«uç est un ancien synonyme de Oùpovoç sorti de l'usage commun de la langue et devenu nom propre : encore , dans un certain nombre d'expressions, garde-t-il un souvenir de sa valeur première. Ainsi quand la Terre prie Zeus de pleuvoir sur elle , quand l'Athénien en prière s'écrie : « Pleus, pleus, ô cher Zeus, sur le champ des Athéniens et sur les plaines ^. » « Zeus a plu toute la nuit , » dit Homère, fe Zeuç Tcawu^oç. Dans toutes ces expressions Zeus peut se traduire littéralement comme nom commun , Ciel.

Jupiter, identique à Zeus dans ses fonctions, lui est identique dans ses attributs matériels.

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