‹ Essais orientauxChapitre 44 sur 109 · OfAijpoç, eiTiwv · texte numérisé non relu

OfAijpoç, eiTiwv

*ûxfavov xe Bcâv Yevemv xa\ (jujiépa Trfiw, isivxa srpijxsv Ex^ova ^o^c xe xa\ xiv7[(7£ci>( {Crotyle, 402 B). Homère, dit Porphyre, est meilleur philosophe qu'Hésiode, quand il fait de TOcéan lo principe premier, parce que de l'eau vient tout développement.: elle est la vie de tout et est à la tète des quatre éléments ; c'est pourquoi Pindare l'appelle la meilleure des choses ("OiAfir poç dà fikoanft6xtpoy' xo ysp Gdcup ndcvxcuv ^ (cot) xa\ Tzpoiyti. xcov xsaaapcov ozoïyjiltAv, oOev 6 Iltvdapoç api9xov «uxd ^yjoiv ; ap. Schœmann, Opuscula Academicûj II, 29).

dans la formule homérique, non pas une philosophie, mais le germe d'une philosophie ; non la philosophie de TécouT lement, mais la philosophie des physiciens, celle de Thaïes. Thaïes, cherchant la matière première antérieure à toute autre et de laquelle toute autre serait faite, fait de Teau le principe premier*. Aristote suppose^ qu'il fut conduit là par cette remarque que la nourriture de tous les êtres est humide, que la chaleur vitale vient de Fhumide et s'entretient par lui, et que les germes de toutes les choses sont humides ^. « Beaucoup supposent , ajotite-t'-il , que lès anciens théologiens pensaient de môme de la nature, faisant d'Océan et de Téthys les parents universels » *. C'est à ce souvenir que songeait sans doute Aristote quand il disait que « le faiseur de mythes est une sorte de philosophe (Ibid. I, 2) » ; mais ce n'est point Homère qui annonce Thaïes, c'est Thaïes qui répète Homère et ne le comprend plus ; le système naît du mythe par contre-sens. Thaïes et ceux de son école ont fait de Teau le principe premier, . parce que de vieilles formules traditionnelles faisaient d'Océan le père des choses, et, remplissant de leurs arguments naïfs le vide des formules dont le sens premier s'était évanoui, ils étayaient de raisonnements une croyance que des raisonnements n'auraient point créée.

•I. 0aX^ç (làv GÔcop eTva^ çr)giv ( touto oroiycTov xat lauTrjV ap)ç^7[v... tcÔv ôvTwv) (Métaph,, I, 3).

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