‹ Essais orientauxChapitre 46 sur 109 · LES C0SIC0G0NIS8 ABYBNNB8. 1S · texte numérisé non relu

LES C0SIC0G0NIS8 ABYBNNB8. 1S

Du développement de sa cosmogonie on ne connaît qu'un trait certain : « la terre repose sur les eaux, elle y nage comme le bois stu: l'eau S » souvenir du temps où, selon U formule védique, tout TUnivers n'était qu'eaux.

S 1 4 . Aux Védas disant : a Au début étaient les ténèbres ,.» répond Hésiode: « Tout d'abord fut le Chaos.,, et du Chaos naquirent VÉrèbe et la Nuit noire, et de la Nuit à son tour naquirent l'Éther et le Jour, qu'elle enfanta, unie d'amour à Érèbe*. »

Ce Chaos primordial , la Grèce n'a pas entièrement oublié ce qu'il est. Sans descendre jusqu'aux Orphiques, qui le définissent tom» à tour l'abîme monstrueux, la nuit ténébreuse , les ténèbres épaisses , la nuée ténébreuse , oxoTOfwov à[ki'/(\ry 3, dans Hésiode même l'identité du Chaos et de l'atmosphère nébuleuse éclate. Le Chaos n'est pas seulement lieu de ténèbres, Çoçepoç * : il est à son heure lieu de flammes ; quand Zeus précipite les Titans, a une flamme inouïe traverse le ciel, un resplendissement de foudre et d'éclair les aveugle, et une conflagration divine emplit le Chaos »^ : chose naturelle, si le Chaos est le siège même de

1. *Eç' GdaTOî xEîaOa». (tf,v 'pj^')? «»>ÇÔià xô sXtoTfjV eivai [x^vou^av iôantp ^Xov fi XI Totoutov itspov (Aristote, De cœlo, II, 43). t. HÉSIODE, Théogonie^ 446 :

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3. Xocajjia neXciSpiov, vjxxa T^o^tpiy f ^X^tyJ^i oxoxoç, 9xoxo£99av 0fA^/Xr,v (ap. Lobeck, Aglaophamus, 473, 474).

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