This deep world
Of darkness do we dread ? How oft amidst
Thick clouds and dark doth heaven's ail mling sire
Choose to réside (bis glory unobscured),
And with the majesty of darkness round
Covers bis throne ; from whence deep thunders roar
Mustring their rage and beaven resembles hell.
[Paradise Losi, Il , 262.)
LES GOâMOOONIES ARYENNES. 157
§ 14 bis. Remplaçons Xcîoç par un de ses équivalents, dh<p*, l'atmosphère; remplaçons l'expression mythique et personnelle par l'expression générale et abstraite, et nous avons Anaximène 2. Socrate, proclamant dieux ce Chaos et la Nuée, ne fait que ramener aux formules primitives le système d'Anaximène. L air est le principe premier, parce que, disent les interprètes postérieurs, il se transforme aisément ^, ou, selon un critique moderne *, parce que c'est par Tair que les créatures respirent et vivent et qu'il doit être par suite le principe universel. Peut-être est-ce ainsi en eflet qu'Anaximène s'expliquait lui-même son système ; mais, pour le trouver, il n'avait eu qu'à écouter et recueillir les vieilles formules théogoniques : elles lui avaient appris que le monde sort du Xbtoç, de la Ne(piXti, c'est-à-dire de r^p ; déjà, avant lui, Épiménide, variant Hésiode, au lieu de mettre au début le Chaos et la Nuit, avait mis l'Air et la Nuit. Anaximène n'invente pas , il répète i seulement dh^p, le nom de l'atmosphère nébuleuse^, avait pris aussi un sens plus abstrait et plus technique, une valeur élémentaire; l'antique cosmologie si claire s'obscurcit en système philosophique.
Cette atmosphère nébuleuse est le siège des eaux et elle est le siège de la flamme. De là deux écoles, citées en passant par Aristote, l'une prenant pour principe un élément
4 . Xdeoç, dit le Scholiaste d'Aristophane , pour àiip (y iou; avil xop oiépoi). Il donne comme exemple ce vers d'Ibycus : ÏIoTatat 8' £v aXXoTp^w ^oUi.