‹ Essais orientauxChapitre 61 sur 109 · LES G0SM000NIE8 ARYENNES · texte numérisé non relu

LES G0SM000NIE8 ARYENNES

Amour; il a de plus une forme particulière qui met au début les Eaux et le Feu combinés.

S 26. C'est cette dernière combinaison qui domine la mythologie Scandinave.

« Il y eut d'abord un temps, dit TEdda, où point n'était rUnivers ; ni sable, ni mer, ni vagues salées ; point ne se trouvaient terre ni firmament; un abîme béant*. » Bien des âges avant la création de la terre, au nord de cet abîme nommé le Ginnunga-gap, se produisit Niflheim, sombre et froid ; au sud , Muspelheim , la région des flammes, chaude et brillante. Il y avait une source dans Niflheim, d'où jaillirent douze ruisseaux qui remplirent de leurs flots le vide du Ginnunga-gap. Quand les eaux se furent assez éloignées de leur source pour perdre leur chaleur, elles se transformèrent en glace. Cette glace s'arrêtant et se fixant , les vapeurs qui passaient par dessus gelèrent, et ainsi glaçons s'amassèrent sur glaçons jusqu'à remplir l'abîme. Le côté du Ginnunga-gap qui regardait le Nord, le Niflheim, s'emplit de lourds amas de glaces et de neiges et là régnaient l'orage et la tempête ; la région qui regardait le sud fut adoucie par les étincelles qui sortaient de Muspelheim, et, quand la chaleur qui en venait rencontra la glace , elle fondit , les gouttes s'animèrent et en naquit le géant Ymir , dont plus tard le cadavre forma le monde. De sa chair fut faite la terre, et la mer de sa sueur ; de ses ossements les montagnes , les arbres de sa chevelure, de son crâne le firmament 2.

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