‹ Essais orientauxChapitre 78 sur 109 · Yasna, XIX · texte numérisé non relu

Yasna, XIX

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puissances suprêmes dans la lutte contre Ahriman : c^est par elle qu'au début des temps Ormazd repousse son adversaire envahissant la lumière : « il prononça les vingt et une paroles de TAhuna Vairya : au premier tiers de la prière, Ahriman de terreur coiu*ba le corps; au second, 41 tomba sur les genoux ; au troisième, il sentit son impuissance et l'etomba dans les ténèbres * . » C'est pendant cet abattement qu'Ormazd crée le monde.

Si la parole parait en général comme instrument de lutte plutôt que de création , elle a dû néanmoins posséder aussi ce caractère, à tout le moins comme élément du sacrifice, le sacrifice étant créateur en Perse comme en Inde 2. Et de fait, dans certaine version zervanite^, ce n'est plus par un sacrifice de mille années que Zervan crée le monde, c'est en murmurant le Vâj^ durant neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf ans.

S 39. En Grèce, rien de tel, semble-t-il. La Grèce a bien l'équivalent de Vâc Ambhnni^ mais confiné dans le rôle primitif: c'est «la parole messagèi*e de Zeus », ISami^Aç if[tkfK ^ ; c'est une révélation dans une langue mystérieuse que l'augure interprète; elle est déesse même, c'est elle que les Athéniens semblent avoir adorée sous le nom de ^\n\ ^ : mais elle ne crée pas*

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