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3. Voir l'hymne cité plus bas. vers 6, et le cri de Pindare : « Hommes et dieux, nous sommes une même race ; d'une même mère nous tenons le souffle. » Ce fut une nouveauté étrange quand Xénophane imagina que les dieux n'ont pas de commencement.
LES cosmogûmes aryennes. 205
du même coup et son existence et Tordre qui y règne * et concentraient tout le mystère sur un nom et sur un acte unique, les Aryens, ayant laissé leurs croyances se fonmer une à une au hasard des formules et des images mythiques groupées par Tanalogie , se trouvèrent bien vite plongés 4e toute part dans le mystère : les efforts infructueux qu'ils firent pour en sortir fondèrent la métaphysique. Un hymne du Rig Véda nous offre un écho de ces luttes qui s'engagèrent, il y a des siècles , dans la conscience des frères aînés de l'humanité aryenne ; c'est un des documents métaphysiques les plus anciens et les plus beaux de la race :
« 1. Le non-être n'était pas, ni l'être, alors ; l'atmosphère n'était point , ni le firmament au dessus d'elle : où donc était enveloppé le monde ? où ? dans quoi renfermé ? Les eaux étaient-elles? le gouffre insondable?
« 2. La mort n'était point, ni donc l'immortalité : nulle distinction de la nuit ni du jour. — De soi-même un souffle s'éleva-, sorti de nulle poitrine ! c'était l'être un, et rien n'était alors autre que lui ni au dessus de lui.
M 3. Les ténèbres furent 3. Enveloppé dans la nuit au début, tout cet univers n'était qu'une onde indistincte *. L'Un formidable, enveloppé dans le vide, naquit alors par la puissance de la chaleur ^.
4. Il faut dire que ceci n'est qu'une interprétation postérieure de la cosmogonie de la Genèse, laquelle laisse indécise la question de l'origine de la matière et suppose plutôt un chaos, à la façon aryenne. Telle était, semble-t-il, la solution dans la vieille cosmogonie babylonienne d'où elle dérive.
2. Le souffle qui produit r&Tnivifiiov oriv d'Aristophane (§ 46), le NoSç-J/ux.Ti d'Anaxagore (§ 3<).