Mémoires de l'Académie des inscriptions, XXXVIII
â. Comparer les mots de Hamzah : a Quant à ces contes des historiens qu'Alexandre aurait fondé en Iran douze villes auxquelles il donna son nom (suit Fénumération) , ils sont absurdes, car Alexandre était un destructeur, non un constructeur. » (Page 41 du texte, 21 de la traduction.) Hamzah parle dans la même page d'un pont merveilleux jeté sur le Tigre par Djemshid et détruit par Alexandre.
ment dans les cœurs que le bruit des hommes qui meurent, des dynasties qui passent, des trônes qui croulent. Longtemps les prêtres de Zoroastre durent venir errer avec des pleurs et des cris de colère à travers ces voûtes désolées , qui avaient abrité tant de splendeurs , tant de souvenirs des dieux et des hommes , et où à présent rôdaient de nuit des yeux luisants de bêtes fauves K Mais la catastrophe de Persépolis n'aurait point suffi à transformer Alexandie en un persécuteur de la religion sainte , si la conquête n'avait été, en effet, le signal d'une décadence profonde du mazdéisme. Ce ne fut point l'œuvre d'une persécution , mais du simple rapprochement de la Grèce et de l'Orient. Les deux esprits , en se rencontrant, s'éclairèrent et s'obscurcirent l'un l'autre. L'Orient déborde sur la Grèce, et la Grèce sur l'Orient. Les idées et les rêves de l'Orient, absorbés au passage par la Grèce, vont fermenter dans cette grande cuve alexandrine où vont se déposer, plusieurs siècles durant, aux alentours du christianisme, tant de précipités étranges. Phénomène analogue en Orient. Euripide est applaudi à la cour sauvage des Parthes de Séleucie , et c'est au refrain d'un vers des Bacchantes qu'un acteur jette la tête de Crassus aux pieds de Huraodha TAshkanide 2. Athéné et Mithra se disputent le revers des monnaies des rois grecs de la Bactriane. Le mazdéisme ne périt pas; les Arsacides sont disciples de Zoroastre , comme l'avaient été les Achéménides avant eux , comme le furent les Sassanides après eux ; mais, imprégnés d'hellénisme, leur dévo-