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« Gabriel. Gabriel! oh1:.quand:te reverrai-je2 04 211 «Quand donc,mon-bien-aimé, quand te retrauverai:jé ?à Alors, elle.entendit gazouiller tout auprès, : 1:10) Un jeune engoulevent juché sur un cyprès. 1:01) Son chant mélodieux comme un soupir de flûte, Ondula, sous les bois, comme l’onde qui lutte
Contre les chauds baisers des brises du matin,
Et, d’échos en échos, mourut dans le lointain.
L'aube du jour suivant fut sereine et riante ;
Chaque herbe du jardin sur sa tige pliante,
Goutte à goutte versa des pleurs silencieux ;
Et chaque fleur oignit son front délicieux :
Avec les frais parfums de sa coupe d'albâtre.
Le prêtre sur le seuil de la maison du pâtre | Dit à ceux qui partaient : « Mes bons amis, adieu !
«Je vais, priant pour vous, vous attendre en ce lieu.
« Ramenez-nous bientôt le prodigue frivole ;
« Ramenez-nous aussi la jeune vierge folle | « Qui dormait sous les bois quand l'époux est venu.» | — Adieu ! mon père, adieu ! dit d’un air ingénu, : Au bon père Félix, la vierge humble et débile ;
Puis elle descendit, avec le vieux Basile,
Au bord de la rivière où plasieurs canotiers
Les attendaient assis sous d’épais noisetiers.
Ils partirent. L'espoir encourageait leur âme.
Le matin rayonnait au fond de chaque lame.
Docile aux avirons, le rapide canot
S’éloigna du rivage et disparut bientôt.
ÉVANGÉELNE: d?
Ils pouisuivaient en vain, dans leur course obktitiées ” Celui que‘devant eux chassait la destinée, "7 buse à Comme une feuille morte au milieu des déserts,.°10!#
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Comme un duvet d'oiseau dans le vague des airs 1!
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Cependant le jour fuit; un autre, un autre encore !°- Au coucher du dernier pas plus qu’à son aurore ‘ :- Ils n’ont pu découvrir la trace du fuyard.
Ils ont en vain couru, longtemps, de toute part,
Les fleuves, les forêts, les lacs et leurs rivages :
Et, pour franchir ainsi ces régions sauvages, -
La vierge défaillante et les vaillants rameurs
N’ont eu pour se guider que de vagues rumeurs. Mais toujours sur les flots le léger canot vole.
Ïls arrivent enfin dans la ville espagnole
Où Gabriel devait acheter des mulets.
Le jour dorait le ciel de ses derniers reflets.
Ils descendent, lassés, dans la première auberge. Loquace et babillard l'hôte qui les héberge
Leur raconte, aussitôt, que, la veille au matin,
Un jeune homme du sud : œil noir, cheveux"châtain,
Front noble et soucieux, regard plein de finesse, Un jeune homme appelé Gabriel Lajeunesse, Etait parti du bourg avec ses compagnons
Pour courir 1a prairie et chasser les bisons.
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