LE RETOUR DU VOYAGEUR
Salut ! salut ! belle contrée !
Je te connais à mes transports !
Dans mes rèves tu t’es montrée, Quand j'ai pleuré loin de tes bords.
L’étranger m'offrit un asile,
De l'or et des amis joyeux,
Mais j'aimais mieux le champ fertile
Et le foyer de mes aïeux !
Dans le lointain je vois paraitre Ma chaumière sur le coteau !
Le peuplier que j'ai vu naître L'ombrage d’un épais rameau !
Souvent, en ses heures amères, A genoux sous l'arbre tremblant, Ma mère offrit pleurs et prières Pour: le retour de son enfant.
Je m'en souviens : sur ce rivage, Je venais rêver vers la nuit :