‹ Essais poétiquesChapitre 5 sur 35 · A MONSIEUR G DE S · texte numérisé non relu

A MONSIEUR G DE S

Mon cœur vous confia son douloureux martyre ,

Jeune homme , et ce n est pas en vain :

Car pour en arracher le trait qui le déchire, Vous m'avez olTert votre main.

C'est Tespoir de calmer et ma peine incessante

Et le destin trop rigoureux , Qui vous fit dire un jour à ma muse naissante :

Espère un avenir heureux.

Merci donc , oh! merci , j'accepte le présage ,

Il n'en est pas de plus certain.

Voguez, voguez, mes vers, ne craignez point l'orage;

Il m'a dit: le ciel est serein.

Page 1