A MONSIEUR G DE S
Mon cœur vous confia son douloureux martyre ,
Jeune homme , et ce n est pas en vain :
Car pour en arracher le trait qui le déchire, Vous m'avez olTert votre main.
C'est Tespoir de calmer et ma peine incessante
Et le destin trop rigoureux , Qui vous fit dire un jour à ma muse naissante :
Espère un avenir heureux.
Merci donc , oh! merci , j'accepte le présage ,
Il n'en est pas de plus certain.
Voguez, voguez, mes vers, ne craignez point l'orage;
Il m'a dit: le ciel est serein.