ET SES ÉCOLES
Ce n'est pas sans une certaine mélancolie que j'ai ouvert l'ouvrage de M. de Bissing2; il n'a tenu qu'à moi de le faire. Ebers avait proposé à l'éditeur Bruckmann de me confier la tâche, et j'étais sur le point de traiter avec celui-ci lorsque les préparatifs d'un Congrès d'orientalistes, qui devait avoir lieu à Paris en 1897, m'ayant enlevé tout ce que mes cours et l'impression de mon Histoire me laissaient de loisir, je fus contraint de renoncer à ce projet. M. de Bissing, moins encombré de besognes que je ne l'étais alors, consentit à risquer l'aventure et nul n'était mieux armé que lui pour la pousser à fond. La recherche des matériaux, l'exécution des clichés typographiques, la composition du texte et sa mise au net exigèrent de lui huit armées de voyages et d'effort continu ; il donna la première livraison vers la fin