‹ Essais sur l'art égyptienChapitre 53 sur 55 · CHATTE DE BRONZE EGYPTIENNE · texte numérisé non relu

CHATTE DE BRONZE EGYPTIENNE

petites, en bois ou en bronze, les unes intactes et fraîches comme au premier jour, les autres faussées, pourries, oxydées déjà et sans valeur. Ces cachettes furent bientôt oubliées, et le dépôt qu'elles contenaient y dormit hors de l'atteinte des hommes, jusqu'au jour où les hasards d'une fouille les ramenèrent à la lumière.

L'une d'elles nous a restitué la chatte de M. Barrère. Dire précisément à quelle époque elle y fut enfouie, on ne le peut plus : les gens qui l'ont trouvée étaient des chercheurs d'engrais nitré ou des marchands d'antiquités qui n'ont eu garde de divulguer les circonstances et le site de leur découverte. Pourtant, à en juger par la rondeur de certaines formes et l'aspect du bronze, on reconnaît le style de la seconde époque saïte, et l'on doit attribuer le morceau, soit aux Nectanébo, soit aux premiers Ptolémées, d'une manière générale au ive siècle avant notre ère ou au début du me. C'est le moment, en effet, où le culte de Bastît et de ses formes secondaires, Pakhaît, Mait, fut le plus populaire, celui où fut établi, près de Spéos-Artémidos, le plus étendu des cimetières de chats qui subsistent en Egypte. Le faire en est d'ailleurs purement égyptien, et l'on n'y remarque rien qui trahisse une influence grecque.

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