IV PRÉFACE
iH'20, pour lui ôtro juste, je m'étais rendu dcsaliTéable à nios collègues des Débals, qu'il savait tous plus ou moins rebelles aux doctrines comme aux vers du chef de la nouvelle école? En ce temps-là, le Journal des Débats, par n'importe quelle plume, était en possession de donner la renommée à un auteur, le succès de vente à un livre. Eh bien, du 6 janvier au i lévrier 1829, n'avais-je pas jusqu'à trois fois célébré les premières poésies de Victor Hugo, prêché les vérités de sa nouvelle poétique, fait ap|)el aux acheteurs ?
Ce n'est pas (ju'il n'y fît pas quelque attention. 11 ne me laissait pas ignorer qu'il ne lui déplaisait point de me voir, m'appliquant honnêtement la maxime de La Fontaine :
On a souvent Ijcsoin «l'un plus petit que soi,
ronger de mon mieux les rets oi'i les poètes de l'Empire tâchaient de prendre le jeune lion. Il trouvait même admirable la façon dont je faisais la chose, témoin celle phi'ase d'une lettre scellée de ses armes : a. Monsieur, vousn't-crivez pas, vous coulez en bronze. » Non, je ne coulais pas en bronze ; tout au plus dessinais-je naïvement d'une main encore inexpérimentée.
Je ne m'en suis que trop aperçu en relisant pour