‹ Essais sur l'école romantiqueChapitre 3 sur 13 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

l'impression ces articles que l'éminent et excellent rédacteur en chef du Jourualdes Débats, Berlin l'aîné m'avait permis de placer à côté de ceux de Sylvestre de Sacy, l'âme et le nerf du journal, et deSaint-Marc- Girardin, sa brillante parure. J'ai senti un froid ù plus d'un passage où se montre le trop — ne quid nimis — que Sainte-Beuve, dans une étude critique sur mes premiers écrits, appelait de son vrai nom : redondance. Il faut bien en prendre mon parti. Heureusement qu'il ne m'a pas manqué des juges bienveillants pour estimer que j'ai racheté le défaut de mes écrits de jeunesse par quelque mérite de sobriété dans les écrits de mon âge mûr.

Au reste, peu importe à mon propos qu'on trouve à redire au style d'articles faits il y a plus de cinquante ans. Peut-être pensais-je mieux alors que je n'écrivais. La seule chose dont j'aie eu souci en rapprochant mes articles des deux époques, c'est de montrer, par la comparaison, que mes opinions sur l'école romantique et sur ses glorieux représentants ne s'éloignent guère de ce qu'on ont pensé, de 18:29 à 1837, et de ce ([u'en pensent aujourd'hui les esprits libres de toute complicité poliliciue comme de toute illusion de la modo.

11 ii"y a pas eu deux opinions : il n'y a eu que la même admiration aux deux époques, avec des réserves qui, discrètes et bienveillantes en 1829, plus

Yi pr. f:FA(;i:.

arcenluécs en 1831, deviennent, à la suile du chanp[Cnicnt d'allitudc des personnes et après l'éclat de leurs (li'dains pour leurs grands devanciers, sévères jusqu'à la protestation.

Si'ptoiiilnc ISS7.

Page 1