‹ Essais sur l'histoire des religionsChapitre 25 sur 32 · TRADUCTIONS CHINOISES DE TEXTES SANSCRITS · texte numérisé non relu

TRADUCTIONS CHINOISES DE TEXTES SANSCRITS

C’est une chose vraiment remarquable d’entendre un habitant de l’Inde s’exprimer de la sorte. L’esprit de Niebuhr semble avoir pénétré jusqu’à ces lointains parages; et le rôle des chants populaires parait mieux établi pour la légende du Bouddha que pour celle de Romulus. On constate avec une vive satisfaction l’absence de toute espèce de cant dans le langage d’un Brahmane parlant du bouddhisme, cette bêle noire des Brahmanes orthodoxes; et maintenant que des hommes comme Babu Rajendralal sont entrés dans cette voie des recherches savantes, nos indianistes de l’Europe auront fort à faire, s’ils ne veulent pas se laisser devancer par leurs compétiteurs sur le terrain qu’ils explorent en commun.

Nous nous rangeons donc à l’avis de ce savant Hindou, et nous regardons le dialecte des Gàthês comme un spécimen du sanscrit parlé par les sectateurs du Bouddha vers le temps d’Asoka et postérieurement h cette époque. Cette conjecture nous aidera à comprendre, du moins en partie, l’altération particulière qu’ont dù subir les mots sanscrits employés par les Bouddhistes chinois, même avant que ces mots fussent voilés sous l’enveloppe étrange des caractères chinois. Les pèlerins chinois n’entendaient pas prononcer le sanscrit comme il était prononcé dans les Parishads, suivant les règles strictes de la Sikshà ou phonétique. Us l’entendaient tel qu’il était parlé dans les couvents bouddhiques, tel que le prononçaient les poètes bouddhistes en phantant leurs

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