CARACTÈRES GÉNÉRAUX DE LA LITTÉRATURE ANGLAISE
ments et ses conceptions de notre manière de sentir et de penser ; Tinstinct de race est tellement fort en luî^ qu'il triomphe, et de la culture intellectuelle , et de l'éducation, et des antipathies politiques.
La littérature anglaise n'est donc ni normande, ni française, ni latine, elle est saxonne et germanique, et aucun des mélanges que l'on peut y signaler n'a été assez puissant pour détruire ce caractère jusqu'à présent indélébile. C'est à cette conclusion générale que nous voulons nous arrêter. Bien d'autres considérations seraient à présenter, mais il faut se borner nécessairement en un sujet si vaste. Nous avons appuyé plus particulièrement sur la question de race, parce que cette question est la plus neuve de celles que soulève le livre de M. Taine. Il nous a paru utilç de montrer que la vérité de cette théorie si controversée des races était essentiellement relative aux sujets auxquels on l'appliquait, et^ que le jeune écrivain avait été aussi judicieux en' l'appliquant dans les termes les plus absolus à l'histoire littér^ii'e de l'Angleterre qu'il l'aurait été peu s'il l'eût appliqué à l'histoire littéraire de telle autre nation, celle de la France par exemple. Nous ne répondons pas de toutes les applications que M. Taine a faites ou pu faire de sa théorie, mais nous répondons hardiment de celle qu'il en a faite dans cette belle histoire de la littérature anglaise, et c'est sur l'expression de notre mutuel accord sur cette question particulière que nous prendrons congé de lui.
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