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tion de cette hémoglobine et celle-ci serait totale lorsque l'on obtient un culot grisâtre et non noirâtre. Or rien ne nous permet actuellement de savoir si toute l’hémoglobine a disparu du culot de centrifugation hormis cette appréciation de teinte. C’est Ià un critérium bien fragile car on est jamais sûr d'avoir éliminé toute l’hémoglobine. La persistance de traces d'hémoglobine permet-elle d'expliquer les résultats négatif signalés par différents auteurs ? ;
Nous ne le pensone pas, car récemment deux séries d'expériences effectuées: l'une par Ninni et Bretey; l’autre par Saenz et Costil, démontrent que contrairement à l'opinion de Læœwenstein, l’'hémoglobine ne gêne nullement le développement du bacille de Koch.
Ninni et Bretey ont pu observer la multiplication des trois {rpes de bacille de Koch dans le sang citraté de l’homme et du lapin. Le sang humain est plus favorable
que celui du lapin. D'autre part le bacille aviaire est celui qui se développe le plus facilement ; puis vient le bacille humain.
Une autre démonstration a été donnée par Saenz et Costil en ensemençant les diverses portions de caïillots extraits du cœur dé sujets humains morts de tuberculose. Le cœur étant prélevé avec précaution, ils trouvent en ouvrant aseptiquement l’organe un caillot volumineux qui remplit les cavités de l'oreillette el du ventricule droits. Ce caillot est constitué de deux parties: une portion supérieure blanche qui occupe presque exclusivement l'oreillette; une portion inférieure de couleur rouge-noir qui est deux fois plus volumineuse,
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Le caillot blanc est presque exclusivement formé de leucocytes ; l’autre de quelques rares leucocytes dans un amas compact d’hémalies et de fibrine. Les mêmes quantités de caillot blanc et rouge noir: À gr. broyés avec du sable, traités par l’acide sulfurique et neutralisés par la soude sont ensemencés sur milieu de Læwenstein et mis à l'étuve.
En opérant ainsi sur le cœur d’une femme morte de tuberculose pulmonaire, Saenz et Costil'ont obtenu les résultats suivants: Vingt jours après l’'ensemencement le caillot rouge noir donnait 189 colonies reconnues de {ÿpe humain; le caillot blanc 39 colonies seulement de bacilles du même type. Des cobayes ont été inoculés en même temps. Au bout de 2 mois les deux cobayes inoculés avec du caillot rouge noir présentaient des lésions de tuberculose généralisée alors qu’au bout de 5 mois ceux qui furent inoculés avec du caillot blanc étaient porteurs de lésions tuberculeuses discrètes. |
Une autre expérience faite avec le cœur d'un sujet mort également de tuberculose a donné pour le caillot rouge noir 19 colonies alors que le blanc n’en donnait que 2.
Saenz et Costil arrivent ainsi à la conclusion suivanie :
«Ces deux expériences et d’autres semblables que nous avons faites depuis démontrent que, contrairement à ce qu'a dit Lœwenstein, l’hémoglobine n’exerce aucune action empêchante sur le développement du bacille de Koch puisque ce sont les fragments de caiilots
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rouge-noir qui ont toujours fourni le plus grand nombre de colonies ».
Nous avons vu que dans le cas où l’on obtenait des cultures, il était possible d’avoir le résultat dans des
délais très courts. Cesdélais sont d'autant plus courts que
l'on n'a pas à attendre l’apparilion de colonies macros- Copiques pour examiner sur lames ; mais qu’une microculture, alors que rien n’est visible, par simple râclage et étalement sur lames permet d'obtenir des résultats
précoces. Ces résultats peuvent être acquis du 8° au 10°
jour après l’ensemencement.
Pour la recherche du bacille de Koch dans les urines, le procédé de la microculture a permis à Saenzet Eisendrath d'obtenir un résultat dans un délai moitié moindre que celui nécessaire à l’apparition des macrocullures. De même pour les crachats, Saenz et Coslil ont pu du 7° au 14° jour après l’ensemencement trouver des microcolonies de bacilles de Koch et sur 79 échantillons avoir 23 fois un résultat positif.
Au cours des hémocultures pratiquées selon la méthode de Eœwenstein il arrive dans un certain nombre de cas que l’on n’a pas de colonies macroscopiques mais uniquement des microcultures. Læwenstein en compte 30 % dans ses résultats positifs. Saenz, Popper ont également observé de ces microcultures. Courmont a observé que les cultures avec du sang de cobaye tuberculisé par les produits humains étaient le plus souvent macroscopiques; quelquefois aussi mtcroscopiques, alors que les cultures de sang humain donnaient au contraire des microcultures. Or il est
fréquent que ces microcultures ne soient ni repiquables ni inoculables.
Quelle est la nature des microbes ainsi isolés ? Dans le cas de colonies macroscopiques il est facile d'identifier les bacilles. On peut ainsi éliminer les microbes banaux, acido-résistants vulgaires qui poussent en 48 heures et dont le caractère macroscopique est différent de celui du bacille de Koch. Lœwenstein a pu en constater 14 cas au cours de ses nombreux ensemencements. Dans quelques cas la différenciation est plus difficile. Sænz qui a pu obtenir sur 600 échantillons de sang {11 fois des colonies macroscopiquement visibles et pures à pu constater que chez 3 d'entre elles, les” bacilles étaient dépourvus de propriétés pathogènes | pour les animaux sensibles à la tuberculose. Or ces 3 souches étaient relatives à des malades atteints de tuberculose pulmonaire, osseuse et cutanée. Il s’agit donc de bacilles para-tuberculeux dont l’origine hématogène ne fait aucun douteetil est nécessaire étant donné la grande fréquence de ces bacilles acido-résistants saprophytes ( 30 % des résultats) d'identifier avec soin ces bacilles.
En ce qui concerne les microcultures n’aboutissant jamais à des colonies macrocopiques l'identification est plus difficile.
Ces microcultures ne sont bien souvent ni inoculables, ni repiquables, et s’il est plausible d'admettre, malgré la fréquence de bacilles saprophytes, que les éléments acido-résistants rencontrés sont des bacilles tuberculeux lorsqu'ils proviennent d'ensemencements
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faits avec du sang de sujets atteints de tuberculose, of peut toutelois faire des réserves en ce qui concerne le Sang de rhumatisants ou de malades dont les affections ne paraissent pas tuberculeuses.