‹ Essais sur la méthode et le milieu de LewensteinChapitre 14 sur 18 · PLUS · texte numérisé non relu

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moculture selon la méthode de Læwenstein est faite le 6 novembre 1931. Seul le premier tube ensemencé permet d'avoir un résultat positif.

Obs. V. — Rhumatisme articulaire. Localisation à une articulation. C... Jacques, 12 ans 1/2, entre le 24 novembre 1931 salle Barthez.

Le début de la maladie remonte à 8 jours et s’est fait brusquemeni par une douleur articulaire de la coxo-fémorale droile et phénomènes infectieux marqués ; température à 40°, pas de vomissements, pas d’angine. On lui donne du salicylate de soude : la température ne tombe pas, reste à 39° le matin ; monte à 40° le soir. Les douleurs sont peu

calmées. X

Le membre inférieur droit est en demi-flexion, rotation externe ; impotence fonctionnelle absolue. L'articulation coxofémorale est douloureuse ainsi que la tibio-tarsienne. Le membre inférieur gauche et les membres supérieurs ne sont pas douloureux. Au cœur on note un petit souffle d’insuffisance mritrale pas très intense mais net : rien à la base ; les bruits sont réguliers, bien frappés. Les amygdales sont un peu grosses, non infectées ; pas d'adénopathie sousangulo-maxillaire. Poumons, foie et rate sont normaux.

Le 3 décembre la température oscille entre 37 et 38 ; la hanche droite est moins douloureuse. Au cœur on trouve un petit souffle à la pointe qui semble anorganique.

La cutiréaction à la tuberculine qui était négative à l'entrée devient positive.

Il est passé en chirurgie pour extension de la jambe droite.

Examen de laboratoire : Le sang est ensemencé le 25 noyembre 4931. Seul le 4° tube donne un résultat positif.

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Obs. VIet VII. — Fièvre typhoïde. Ces observations concernent deux enfants atteints de fièvre typhoïde et ayant tous deux une cuti réaction positive.

L'une L... Lucienne, 8 ans 1/2, reçue salle Labric, a eu son sang ensemencé le 23 septembre 1931. L'examen du 3° tube donne un résultat positif.

L’autre,-C.. de a son sang ensemencé le 30 septembre 1931. Le 4° tube permet d’avoir un résultat positif.

Obs. — VIII. — Tuberculose pulmonaire. Cette observation concerne une enfant dont nous n'avons plus lé dossier ; celui-ci ayant été transmis au service spécial des tuberculeux à la Salpètrière pour le placement de l'enfant.

I! s'agissait d'une enfant, L... Marguerite, 3 ans, manifestement tuberculeuse avec cuti-réaction à la (ORAACRENE très positive. /

Le sang ensemencé le 23 septembre 1932 a donné des. résultats positifs pour les 3 premiers tubes.

Nous voyons que nous avons un résultat positif au cours de deux rhumatismes articulaires aigus ; un rhumatisme avec localisation à une articulation ; une tuberculose pleuro-péritonéale, un asthme ; deux fièvres iyphoïde ; une tuberculose pulmonaire.

Comment pouvons-nous expliquer ces résultats ? Le fait de trouver des bacilles acido résistants dans le sang de malades atteints d’aftections nettement définies ou dont l’étiologie est encore inconnue permet il de conclure à la nature tuberculeuse de ces affections.

Le professeur Sergent se plaçant sur le terrain clinique discute la nature tuberculeuse des maladies où l’on rencontre une bacillémie. Les bacilles persistent dans

Ex

des foyers où ils sont comme « emmurés vivants » : la tuberculose reste en « sommeil » ; mais elle reste virulente et toujours prête à entrer en « réveil ». Or à l’occasion d’une cause quelconque Ces bacilles sont mis -en liberté et passent dans le sang. Cette décharge bacil- laire pourra ne s'accompagner d’aucun signe clinique et s'éliminer par le$ émonctoires naturels : Ce sont les bacilles de sortie.

Le professeur Bezançon démontre également qu’on ne peut considérer comme tubercuieuse une affection où l’on trouve du bacille de Koch : « On a trop à l’heure actuelle, tendance à considérer comme tuberculeuse une affection, du simple fait que l’on peut, dans l'organisme malade mettre en évidence des bacilles, soit par examen direct, soit par culture, soit par inoculation d'un produit pathologique ou du sang ». Et il prouve que l'intrication des lésions tuberculeuses et lympho-granulomateuses n’est pas suffisante pour faire admettre que la lymphogranulomatose qui est si bien individualisée actuellement soit de nature tuberculeuse.

Recherchant le bacille de Koch dans le sang, Troisier et de Sanctis Monaldi ont réussi à le mettre èn évidence au cours d'une pneumonie franche ; d’une endocardite maligne où l’hémocuiture en bouillon avait montré un streptocoque non hémolytique ; d’une méningite cérébro-spinale à méningocoques A. Ils admettent que ces malades étâient antérieurement atteints « d’une tuberculose latente, occulte, torpide ». « A la faveur de la maladie aiguë, pneumococcique, streptococcique, méningococcique le bacille tuberculeux qui végétait est

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