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est dans ira paysage. On voit un nuage qui descend du ciel, passe derrière les figures, et se répand à terre. Celles des Grâces qui est à votre gauche , de deux tiers pour la tête et pour le dos , a le bras gauche posa sur l'épaule de ceîJc du milieu et tient un flacon dans fa main droite : c'est la plus j^uiie. La seconde à votre droite , de deux tiers pour le dos et de profil pour la tête, a dans sa main gauche une rose. Pour l'aînée, c'est une branche de myrthe qu'on lui a donnée, et qu'elle tient dans sa main droite. Le site est jonc hé de quelques fleurs.
H est difficile d'imaginer une composition plus froide, des Grâces plus insipides, moins légères , moins agréables. Elles n'ont ni vie , ni action , ni caractère. Que fontelies-ïà? Je veux mourir , si elles eu savent rien : elles se montrent. Ce n'est pas ainsi que le poète les a vues. C'étoitau printemps ; il iaisoit un beau clair de lune ; la verdure nouvelle couvroit les montagnes; les ruisseaux murmuroient; on entendoit, on voyoit jaillir leurs eaux argentées ; l'éclat de l'astre de la nuit onduïoit sur leur surface. Le lieu étoit solitaire et tranquille : c'étoitsur l'herbe molle delà prairie ? au voisinage d'une forêt*
C ï35 ) qu'elles chantoient et qu'elles dansoient. J® les vois , je les entends aussi. Que leurs chants sont doux ! qu'elles sont belles! que leurs chairs sont fermes ! La lumière tendre de la lune adoucit encore la blancheur de leur peau. Que leurs mouyemens sont faciles et légers ! C'est le vieux Pan qui joue de la flûte. Les deux jeunes Faunes , qui sont à ses cotés, ont dressé leurs oreilles pointues; leurs veux ardens parcourent les charmes les phis secrets des jeunes danseuses. Ce qu'ils Voient ne les empêche pas de regretter ce que la variété des mouvemens de îa danse leur dérobe. Les Nymphes des bois ont accouru ; les Nymphes des eaux ont sorti leurs têtes d'entre les roseaux. Bientôt elles se joindront aux jeux des aimables sœurs :
Juiictœque Nymphas Gratlce décentes Alterno terrant quatiwit pede.
Mais revenons h celles de Vanloo 3 qui ne valent pas les trois sœurs que je quitte. Celle du milieu est roide ; on diroit qu'elle a été arrangée par Marcel. Sa tête est trop ibrte ; elle a peine à îa soutenir. Et ces petits lambeaux de draperie qu'on a collés sur les
Fesses de l'une et sur le haut des cuisses de l'autre , qu'est-ce qui les attache-là? qu'estce qui les y retient? Rien , si ce n'est le mauvais goût de l'artiste et les mauvaises mœurs du peuple. Il ne savent pas que ce n'est pas une femme nue qui est indécente. Une femme indécente , c'est une femme nue qui auroit une cornette sur sa tête , ses bas à ses jambes et ses mules aux pieds. Cela me rappelle la manière dont madame jHocquet avoit rendu la Vénus pudique la plus déshonnête créature possible. Un jour elle jugea que la déesse se cachoit mal avec sa main inférieure ; et la voilà qui fait placer un linge en plâtre entre cette main et la partie correspondante de la statue , qui eut tout de suite l'air d'une femme qui s'essuie.
Croyez- votts , mon ami , c^Apellc se fûè avisé de placer grand de draperie comme la main sur tout le corps des trois Grâces ? Hélas ! depuis qu'elles sortirent nues de la tête du vieux poète jusqu'à Apelle , et depuis Apelle jusqu'à nous , si quelque peintre les a vues , je vous jure qua ce n'est pas
Celles de Vanloù sont longues et gtbks ,
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sur-foutàleurs parties supérieures. Ce nuage qui tombe de la droite , et qui vient s'étendre à leurs pieds , n'a pas le sens commun. Pour des natures douces et molles comme celles-ci , la touche en est trop ferme , trop vigoureuse. Et puis, tout autour , un beau verd imagmaire qui les noircit et les enfume: nul effet; nul intérêt. Peint et dessiné de pratique. C'est une composition fort inférieure à celle qu'il avoit exposée au salon précédent, et qu'il a ensuite mise en pièces, et coupée par morceaux , pour recommencer ce sujet. Sans doute , puisque les Grâces sont soeurs , il faut qu'elles aient un air de famille; mais faut-il qu'elles aient la môme tête ?
Avec tout cela , la plus mauvaise de ces figure*s vaut mieux que les minauderies , les afféteries et les culs rouges de Boucher. C'est du moins de la chair, et même de la belle chair , avec un caractère de sévérité qui déplaît moins encore que le libertinage et les mauvaises mœurs. S'il y a de la manière ici, elle est grande.
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(138) La chaste Susaivne.
Tableau de sept pieds six pouces de haut, sur six pieds deux pouces de large.
Notez , une fois pour toutes , qu'à droite et à gauche veut toujours dire à droite et à gauche de celui qui regarde le tableau.
Ici on voil au centre de la toile, îa Susanne assise ; elle vient de sortir du bain , placée entre les deux vieillards ; elle est penchée vers celui qui est à gauche, et abandonnée aux regards de celui qui est à droite. Son beau bras, ses belles épaules , ses reins, une de ses cuisses, toute sa tête, les trois quarts de ses charmes. Sa tête est renversée , ses yeux tournés vers le ciel en appelant le secours; son bras gauche retient îe linge qui couvre le haut de ses cuisses ; sa main droite écartée, repoujsc le bras gauche du vieillard qui est de ce col é. La belle figure ! la position en est grande. Son trouble, sa douleur sont fortement exprimés; elle est dessinée de grand goût. Ce sont des chairs vraies , la plus belle couleur, et tout plein de vérités de nature répandues sur le col ? sur la gorge ,
( i39 ) anx genoux ; ses jambes , ses cuisses , fous ees membres ondoyans sont on ne sauroit mieux placés ; il y a de la grâce , sans nuire à îa noblesse , de la vérité , sans aucnne affectation de contraste. La partie de la figure, qui est dans la demi-teinte , e:>t du plus beau faire. Ce linge blanc qui est étendu sur les cuisses , reflète admirablement sur les chairs ; c'est une masse de Pair qui n'en détruit point l'effet: magie difficile, qui montre et l'habileté du maître , et la vigueur de son coloris.
Le vieillard qui est à gauche , est vu de profil. Il a la jambe gauche fléchie ; et de son genou droit, il semble presser le dessous de la cuisse de la Susanne ; sa main gauche tire le linge qui couvre les cuisses , et sa main droite invite Susanne à céder. Ce vieillard a un faux air de Henri IV: caractère de tête bien choisi; mais il faîïoit y joindre plus de mouvement, plus d'action , plus de désir, plus d'expression. C'est une figure froide, lourde , et n'offrant qu'un grand vêlement roide, uniforme, sans pli, sous lequel rien ne se dessine ; c'est un sac d'où sortent une tête et deux bras: il faut draper large sans doute , mais ce n'est pas ainsi.
L'autre vieillard est de bout , et vu presque de faee. Il a écarté avec sa main gauche tous les voiles qui lui dérobôient la Susanne de son côte ; il tient, il tient encore ses voiles écartés. Sa droite et son bras , étendus devant la femme , ont le geste menaçant ; c'est aussi l'expression de sa tête. Celui-ci est encore plus froid que l'autre : couvrez le reste de la toile, et cette figure ne vous montrera plus qu'un Pharisien qui propose quelque difficulté à Jésus- Christ.
Plus de chaleur , plus de violence , plus d'emportement dans ces vieillards , auroit donné un intérêt prodigieux à cette femme innocente et belle } livrée à la merci de deux vieux scélérats. Elle-même en auroit pris plus de terreur et d'expression: car tout s'entraîne ; les passions sur la toile s'accordent, et se désaccordent comme les couleurs. Il y a dans l'ensemble une harmonie de sentimens , comme de tons. Les vieillards plus pressans, le peintre eût senti que la femme devoit être plus effrayée, et bientôt ses regards auroient fiit au ciel une toute autre instance.
On voit à droite une fabrique en pierre grisâtre. C'est apparemment un réservoir , un appartement de bains. Sur le devant, un canal d'où jaillit vers la droite un petit
( i4i ) jet d'eau mesquin , de mauvais goût , et qui rompt îe silence. Si les vieillards avoienteu tout l'emportement imaginable, et la Susanne toute la terreur analogue, je ne sais si lo sifflement , le bruit d'une masse d'eau s'élançant avec force , n'auroit pas été un accessoire très-vrai.
Avec ces défauts , cette composition do Vanloo est encore une belle chose. De Troy a peint le même sujet. Il n'y a presqu'auenn peintre ancien dont II n'ait frappé l'imagination et occupé îe pinceau; et je gage (\ue le tableau de Vanloo se soutient au milieu de tout ce qu'on a fait. On prétend que la Susanne est académisée. Seroit-ee , en effet , que son action auroit quelqu'appret , que les mouvemens en seroient un peu trop cadencés pour une situation violente ? Ou seroit-ce , plutôt , qu'il arrive quelquefois de poser si bien le modèle , que celle position d'étude peut être transportée sur la toile avec succès , quoiqu'on la reconnoisse ? S'il y a une action plus violente de la part de» vieillards , il peut y avoir aussi une action plus naturelle et plus vraie de la Susanne : mais , telle qu'elle est , j'en suij content; et si j'avoisle malheur d'habiter un
palais , ce morceau pourroit bien passer de l'atelier de l'artiste dans ma galerie.
Un peintre italien a composé très-ingénieusement ce sujet. Il a placé les deux tiéiU lards du même côté. La Susanne porte tonte sa draperie de ce côîé, et pour se dérober aux regards des vieillards , elle se livre entièrement aux jeux du spectateur. Cette composition est très-libre , et personne n'en est blessé : c'est que l'intention évidenle sauve tout, et que le spectateur n'est jamais du sujet.
Depuis que j'ai vu cette Sasanne de Vanloo , je ne saurois plus regarder celle de notre ami, le baron d' 'Holbach ; eib est cependant du Bourdon,
Les Arts suppliais.
Tableau allégorique de deux pieds cinq pouces de haut 3 sur deux pieds de large; appartenant au marquis de Marigny,
Les Arts désolés s'adressent au Destin pour en obtenir la conservation de macame
de Pompadour , qui les protégeoit en effet. Elle aimoit Carie Vanloo , elle a été la bienfaitrice de Cochin • le graveur Quai avoit son touret chez elle.
Trop heureuse , la France , si elle se fut bornée à délasser le souverain par des araus'emens , et à ordonner aux artistes des tableaux et des statues !
On voit à la partie inférieure et à droite de ta toile , la Peinture ,îa Sculpture , PArchitecturc , la Musique , les Beaux-Arts , caractérisés chacun parleurs vêtemens, leurs têtes et leurs attributs , presque tous à genoux et les bras levés vers la partie supérieure et gauche où le peintre a placé le Destin et les trois Parques. Le Destin est appuyé sur le Monde ; le livre fatal est à sa gauche , et à sa droite Punie d'où il lire la chance des humains. Une des Parques tient la quenouille , une autre file ; la troisième va couper le fil de la vie chère aux Arts , mais le Destin lui arrête la main.
C'est un morceau très-précïeux que celuici. Il est du plus beau fini. Belles attitudes , beaux caractères , belles draperies, belles passions , beau coloris i et composé on ne peut mieux.
( i44) La Peinture devoit se distinguer entre les autres Arts; aussi le fait-elle. La phis violente allariïie est sur son visage : elle s'élance; elle a la bouche ouverte; elle crie. Les Parques sont ajustées à ravir ; leur action et leurs attitudes sont tout-à-fait naturelles. Il n'y a rjen à désirer , ni pour la correction du dessin, ni pour l'ordonnance , ni pour la vérité ; la touche est par-tout franche et spirituelle. Les juges difficiles disent que la couleur trop entière des figures nuit à l'harmonie de l'ensemble. La seule chose que je reprendrois, si j'osois, c'est que le grouppe du Destin et des Parques , au lieu de fuir, vient en-devant ; la loi des plans n'est pas observée. Ils accusent aussi les parties inférieures des Parques d'être un peu grêles. Cela se peut. Ce qui m'a semblé de ces figures , c'est qu'elles étoient d'un excellent goût de dessin. Peut-être que Vernet demanderait que les nuages sur lesquelles elles sont assises fussent plus aériens; mais, qui est-ce qui fera des ciels et des nuages au gré de Vernet , si la Nature ou Dieu ne s'en mêle ? Une lueur sombre et rougeâtre s'échappe de dessous les vêtemensdelâ Parque au ciseau ; ce qui fait concevoir une scène
qui
qui se' passe au brait du tonnerre et aux cris des arts éplorés. Ou Toit au coté gauche du tableau , au-dessous des Parques , une foule de figures accablées , désolées , prosternées; c'est la gravure, avec des élèves.
Cc^a est beau , très-beau, et par-tout les tous de couleur les mieux fondus et les plus suaves. C'est le morceau qu'un artiste emporl croit du Salon par préférence ; mais nous en aimerions mieux un autre, vous et moi , parce que le sujet est froid et qu'il n'y a rien -là qui s'adresse fortement à Pâme. Cuchi/i , prenez l'allégorie de VanJoo <> j'y consens ; mais laissez-moi la Pleureuse de Greuze. Tandis que vous resterez extasié sur la science de l'artiste et les effets de l'art, moi, je parlerai à ma petite affligée ; je la consolerai, j'essuyerai ses larmes , je baiserai ses mains ; et quand je l'aurai quittée , je méditerai quelques vers bien doux sur la perle de son oiseau.
Les Suppiians de VanJoo n'obtinrent rien du Destin. Me. de Pompadour* mourut au moment où on lacroyoit horsde péril. Eh bien! qu'est- il resté de cette femme trop célèbre ? Le Traité de Versailles et ses effets; l'Amour de Bouchardori) qu'on admirera à jamais j
MCSM
quelques pierres gravées de Guai qui étonneront les antiquaires à venir ; un bon petit tableau de Vanloo qu'on regardera quelque fois , et une pincée de cendres.
Esquisses pour la Chapelle de Saint-Grégoire aux Invalides.
Carie n'auroit laissé que ces Esquisses, qu'elles lui feraient un rang parmi les grands peintres.
Mais , pourquoi les a-t-il appelées des Esquisses ? Elles sont coloriées : ce sont des tableaux , et de beaux tableaux qui ont encore ce mérite , que le regret de la main qui défaillit en les exécutant , se joint à l'admiration et la rend plus touchante.
Il y en a sept : Le Saint vend son bien et le distribue aux pauvres. Il obtient par ses prières la cessation de la peste. Il convertit une Je mm e hérétique. Il refuse le pontificat. Il reçoit les hommages de son clergé. Il dicte ses homélies à un secrétaire. Il est enlevé aux deux.
( H7 ) On voit dans la première , le Saint à gauche |>lacé sur la rampe d'un péristile ; il a derrière lui un assistant. A torre , sur le devant , c'est une pauvre mère groupée avec ses deux enfans. Qu'elle est touchée , cette mère! Comme cette petite fille sollicite bien la chante du Saint! Voyez l'avidité de ce petit garçon à manger son morceau de pain, et l'intérêt que ces figures jettent sur la partie la plus avancée du sujet! Une foule d'autres mendians sont répandus autour de la balustrade , en tournant sur le fond ; c'est une masse de demi-teinte sur un fond clair. Une lumière qui s'échappe de dessous une arcade percée , vient éclairer toute la scène et y établir la plus douce harmonie.
C'est ici qu'il faut voir comment on peint îa mendicité ; comment on la rend intéressante sans la montrer hideuse; jusqu'où il est permis de la vêtir tans larendreni opulente, ni guénil'euse ; quelle est l'espèce de beauté qui convient aux hommes , aux femmes et aux enfans, qui ont souffert la faim et senti longtemps et par état les besoins urgens de la vie. Il y a là une ligne étroite sur laquelle il est difficile de se tenir. Belle
MHH
( i,3) chose , mon ami ! belle de caractères, d'ëxpréssion et de composition !
Dans la seconde, le Saint se promène , pieds nuds , dans les rues , pour fléchir îe ciel et arrêter la peste. Il est suivi et précédé de son clergé; un groupe d'acolytes Vêtus de blanc fixe la lumière au centre, La procession s'avance de gauche i\ droite vers le temple; le Saint et sou assistant (erminent la marche du clergé. Le Saint a les veux tournés vers le ciel ; il est en habit de diacre. Une douce clarté répandue autour de sa ière îe désigne , mais pins encore sa simplicité, sa noblesse et sa piété. Comme tous ses jeunes acolytes sont beaux! Comme ces torches allumées impriment la terreur! Comme un seul incident suffit au génie , pour montrer toute la désolation dune vide! 11 ne lui faut (prune jeune fille qui soulève un vieillard moribond, et qui l'exhorte à bien espérer. Le geste du Saint attache les regards sur ce groupe. Quelle défaillance dans ce moribond! Quelle confiance dans la jeune fille ! Belle chose, mon ami ! belle chose ï Un ciel orageux.quis'éclaircit, semble èjmoncer la lin prochaine du fléau.
Êi^S^^Si^^^^^
( H9 ) Dans la troisième , le Saint ;vêfu de blané, ferme l'oreille, et éloigne du bras le député du clergé qui vient lui proposer la thiare. Il est évident que îe Saint retiré sous cette Voûte, étoifc en prière Jorsque Je député est Venu ; car il est courbé , et sa main touche encore à la pierre dont il s'est appuyé pour se relever. One cela est simple! Comme cet homme refuse bien! Gomme il est bien pénétré de son insuffisance : Ce n'est pas-là le 77 o la espicGpari hvpoeriîe de nos prestolets. La progression de l'âge a été gardée, sans nuire à la ressemblance. Bei!e chose , mon ami ! Et l'effet de cette nuée claire sur le fond et de cet antre obscur sur le devant , qui est-ce qui ne le sent pas?
La quatrième nous le montre la tctQ couverte de la thiare, la croix pontificale à lu main , assis sur la chaire de Saint-Pierre et vêtu des habits sacerdotaux. J\ étend la main ; il bénit son clergé prosterné. La scène ne s'est pas passée autrement; j'en suis .sûr. Le bon Saint avoit ce caracière vénérable et doux : c'est ainsi que fous ces prêtres étoient prosternés. Le cardinal assistant étoit à sa gauche; il avoit à sa droite les autres