‹ Essais sur la peintureChapitre 18 sur 44 · VANLOO · texte numérisé non relu

VANLOO

Neçeu âo Carle, et son successeur d.Gns la place de Directeur de TEcole des Elèves pensionnaires du Roi.

XiE plus remarquable de ses portraits est celui de Carie , son oncle. Il étoit placé sur la face du Salon la plus éclairée : on Voyoit au-dessus la Susanne , l'Auguste et les Grâces ; de chaque côté, trois Esquisses; au-dessous , les Anges qui semblent porter au ciel Saint-Grégoire et son peintre ; plus bas , à quelque distance , la Vestale et les Arts supplians. C étoit un mausolée que Chardin , qui présidoit à l'arrangement des tableaux , avoit élevé à la mémoire de son confrère.

Carie, en robe de ebambr t , en bonne!

d'atelier , le corps de profil, la tête de face, sortoit du milieu de ses propres ouvrages»

(16S) II ressembloit à étonner : la veuve ne put le regarder sans verser des larmes. La touche en est. vigoureuse. ; il est p^'int de grand© manière, cependant un peu rouge. En général , Michel fait les portraits d'hommes largement , et les dessine bien. Pour ceux de femmes , c'est autre chose : il est lourd , il est sans finesse de tons ; il vise k la craie de Drouais. Michel est un peu, froid ; Drou ai 's est tout-à-fait faux. Quand on tourne les yeux: sur tontes ces figures mortes qui tapissent le Salon, on s'écrie:

JjATOUR, LsiTOURj UBI ES ?

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