‹ Essais sur la philosophie des Hindous (volume 2)Chapitre 20 sur 54 · Cat. Gin. ^ Activité ou Y Action [pravritti'^menx. en · texte numérisé non relu

Cat. Gin. ^ Activité ou Y Action [pravritti'^menx. en

suite. C’est la détermination , le résultat de la passion, et la

«Uaddhir upalabdhir djnànaiti ity aoai'tbàntarani. ||I.x5||.

Dans celte citation , roinnie dans les précédentes et les suiTantes, nous ne rapportons que les simples Sodtras de Ootama, k PexceptloD des arguments entre parenthèses, en négligeant les parties da commentaire qui ont servi aux explications de M. Colebrooke et qui auraient rendu ces notes trop étendues, rautorité la plus importante et la plus essentielle résidant dans les Sotitras.

(i) Bos gavaens s. frontalis. s4s. Bes. 8, 4^7» Lino. Trans.

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cause de la vertu et du vice, ou mérite et démérite , selon que l’action est commandée ou défendue. Elle est orale , mentale, ou corporelle (i), ne comprenant point les fonctions vitales qui n’appartiennent pas à la conscience. Elle est la raison de tous les procédés ou de toutes les manières d’agir du monde.

8. [ Cat. Gôt. ] Des actes viennent les Fautes ou Défauts (^dôcha) (2), renfermant sous cette dénomination la passion ou l’extrême désir; l’aversion ou le dégoût; et l’érreur ou l’illusion (^môha). Les deux premiers de ces actes sont mis au nombre des qualités, par Kan'a'da.

9. [ Cat. Gôt. ] Vient ensuite , dans l’arrangement de Gôtama, la Condition de l'ame apres la mort (^prêtjra-bhâva')., qui est la transmigration ( 3 ) ; car l’ame étant immortelle , passe d’un premier corps qui périt dans un nouveau qui la reçoit. C’est une reproduction [^pounar-outpatti ).

10. \Cat. GÔt.] I.a Rétribution (phala) est le fruit produit par les fautes qui résultentde l’activité ou de l’action ( 4 ). C’est un retour de la jouissance (^paunar-bhôga) , ou l’expérience du plaisir ou de la peine en association avec le corps, le manas et les sens.

1 1. [ Car. Gôt. ] La Peine ou V Angoisse est le onzième sujet de matières à prouver ( 5 ).

(i) [Pravrittim laxayati vibbadjaté tcha ; — il définû et divise rflcrion]: PravrlUir vàgbaddbis'ariràrainbbah'. ||I.i 7 ||

(a) [Dôcham laxayati; — il définit la /ante] ;

Pravarttanâlaxanâ dôcbâb'. ||I.iS^|

(3) \^Prctjrabhâvam laxayati; — il définit la condition future^ :

Punarutpattih' prétyabhàvah'. ||I. 19 U

(4) [Phülnm laxayati ; — il définit le fruit ou Ia rétribution} :

PraTrittidùchadjanitâvlhab' phalam. ||I.ao||

(5) [DuKkham laxayati ;’ — il définit la peine ou Yangotsn} :

Radhanàlaxanatn duhkhani. ||l.ai||

SYSTÈMES NYa'yA ET VAISECUIKA.

12. [Cat. Gôt.] La Délivrance de la peine est la béatitude (i): c’est la préservation absolue de toutes sortes de mal; comptée, dans ce système de philosophie, comme comprenant vingt et une variétés de maux principaux ou secondaires , savoir: le corps ; 2 — 7 : les six organes des

sens; 8 — 13 : six objets de sensation; i 4 — 19: si^t sortes de compréhension et d’intelligence ao :

la peine ou angoisse; 21 : le plaisir. Car même celui-ci, étant entaché du mal, est une peine; comme le miel mêlé avec du poison est compté parmi les substances délétères (2).

Cette délivrance du mal est obtenue par l’ame, familiarisée avec la vérité (tativa), au moyen de la sainte science; dépouillée de passions par la connaissance du mal dépendant des objets; méditant sur elle-même; et par la maturité de la connaissance de soi , rendant présente sa propre essence; dégagée des obstacles; n’acquérant pas le mérite ou le démérite par des actions accomplies avec le désir; distinguant le prix du mérite ou du démérite par une dévote contemplation, et l’acquittant pendant la courte durée de son fruit ; ainsi (les actes antérieurs étant annulés, le corps présent disparu, et aucun corps futur ne renaissant), il n’est plus de connexion possible avec les diverses sortes de mal , puisqu’il n’existe plus de cause pour les produire. Ceci , alors , est la préservation de la peine de toutes sortes ; c’est la délivrance et la béatitude. [ Spst. sdnM.,p. 10, ii.]

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