Lorsque, par l’acquisition de la science absolue, l’Ame
V intelligence et les autres Principes qui en dérivent ; car cllc-inéinc reste indéi'flnppée. i^yoy. Lnss.)
(c) Pour bien comprendre ces images poétiques et pittoresques de la philosoliliic sdnkhyat il faut se rappeler que l’hymen de la Nature et de VAme ne présente aucune obscurité eu sanskrit, piii-squc l’Ame est désignée par un terme du genre Diasculiu , pourcuchn : le ^‘pe mâle primordial. [ Voy. p. 107.]
(aj Liberutur natura cognitione, quæ est conditio mentis, ipsius non scientis , sed seicudi instrumentum et olijectum Genio [ l’Ame ] pnebentis. Conditioner meutis sunt conditiones instrumenti , quod pro dirersa sua conditionc ad diversa opéra perlicienda idoncura est. (Lassen.)
■^ 3 ) M- Lasseu a ainsi traduit ce distique important :
«< Uunc in modum c studio prioripiortim efbcitur ahsoluta, purgata , quippe cou* tradictioni non obuoxia , abstracta lia*c srientia : non sum , non est meum , nec sum ego. « [ Voy. p. 44 » 4^* |
t)F. I.A SA :VKIIY A-K A niKA .
irouvc que l’usage de la piété ou de In vertu et des autres conditions [de V Intelligence} n’est plus utile, elle persiste cependant à retenir lu corps [dont elle est revêtue], eomnie la roue du potier continue de tourner, par la force d<* l’impulsion qui lui a été donnée précédemnnent. [ ^oj. p. 4i>-]
68. La séparation de l’Aine et du corps s’etant euiin opérée, et la Nature procréatrice s’étant retirée après l’accomplissement de .ses desseins, l’Ame obtient lajouissance d’une abstraction absolue et sans fin.
6g. C’est ü cause de l’Ame que le grand Saint [ Kapila] a enseigné cette science cachée, dans laquelle sont recherchées l’origine, la conservation et la fin des êtres.
70. L’anachorète [Kapila], ému de compassion, communiqua cette ])ure doctrine à A'souri, qui la transmit à Pantcu.as’iiiha , par qui elle fut enfin propagée.
71. Cette doctrine transmi.se par une suite non interrompue de disciples, et démontrée jusqu’à l’évidence, a été abrégée et mise en vers du mètre aryâ , par Is'vAHA-KmcHN'A.
72. En effet, ces choses qui sont contenues dans les .soixantedix distiques précédents, constituent la doctrine complète des soixante [Principes], après en avoir retranché les récits explicatifs et les recherches de controverses. [ l'oy. p. 46. ]
ESSAIS
SUR
Iir ESSAI. PREMIÈRE MIMANSA.
INTRODUCTIOJN,
Nous avons déjà esquissé, dans les précédents Essais, quatre dessix principaux systèmes de philosophie professés par les savants Hindous, savoir : les deux systèmes Sânkhyas , le théiste et l’athée; le système de dialectique intitulé Nydya, et l’atomique V aUéchika. La première Mimdnsd , ou la Mimdnsd pratique, sera l’objet du présent Essai, en réservant la dernière, ou la Minidnsd théologique, communément nommée Véddnta (la fin des Fédas), pour le traité suivant.
L’objet de la philosophie Mimdnsd est l’interprétation des Fédds. « Son dessein, dit un commentateur (i), est de déterminer le sens de la révélation. » Son grand but est d’établir les preuves du devoir. Ici le mot devoir comprend les sacrifices et les autres actes de religion ordonnés par les Fêdas. Le même terme [dharrntf) signifie également vertu, ou mérite moral; et les grammairiens ont distingué sa signification d’après le genre du nom. Dans l’un (le masculin), il implique la signification de vertu; dans l’autre (le neutre), il signifie un acte de dévotion (a). C’est dans ce dernier sens que le terme est ici employé. Sa signification est expliquée
Sotnan àtha dans le Ma^oûka. 2. x. 17, »
(2) Médini K 6 cha.
Il8 PHILOSOPHIE DES HINDOUS,
parles commentateurs comme étant « le but d'une injonction, « l’objet d’un commandement (i), une chose ordonnée parla ré- « vélation, en vue d’un motif tel que le sacrifice commandé par n les yêdas , pour obtenir le bonheur (a); » tel est, par conséquent, le sujet ou le but principal de toute recherche.
La première {pourva ) Mlmdnsd est donc la Mimdnsd pratique , comme étant relative aux oeuvres {karma), ou observances religieuses qui doivent être entreprises pour des fins spéciales. C’est pour cette raison qu’elle est nommée Karma-Mùndnsd {Mtmdnsd des œuvres), contradictoirement à la Mtmdnsd théologique, qui est nommée Brahma-,Mimdnsd {Mtmdnsd de Brahma, ou concernant les choses divines).
Cette doctrine n’est pas précisément un système de philosophie. Mais, dans le nombre des aphorismes qu’elle formule pour l’interprétation des Écritures, elle touche accidentellement certains sujets philosophiques; et les controversistes de l’école ont tiré de ses dogmes des principes de raisonnement applicables aux principaux points de controverse agités dans les écoles indiennes de philosophie.