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i 4 * Occupant les cinq places de la vie, de la passiuii , etc., le pur Esprit assume leur nature, comme le cristal montre les couleurs des objets qui lui sont appliqués (i).
1 5 . Après avoir mortifié le corps, qui contient ces cinq places, le pur Esprit est discerné par la raison, comme le riz est séparé de la cosse en le battant.
16. L’Esprit éternel et omniprésent ne se manifeste pas lubmême à chaque place; il est contemplé dans l’entendement, et non dans les objets matériels, comme une image est réfléchie dans un miroir.
17. L’Esprit est distingué du corps , des organes des sens, du sens intérieur et de l'entendement , par les opérations qu’il accomplit. L’Esprit est ce qui ('ontemple les actions de tout, comme un roi contemple les actions de ses sujets (2).
18. Les hommes ignorants imaginent que l’Esprit est l’agent dans les opérations des organes des sens, etc., comme la lune a les apparences du mouvement, lorsque les nuages passent devant elle.
19. Le corps, les organes des sens, le sens intérieur {jnantis) et l’entendement, soutenus par l’Esprit vivant, accomplissent leurs diverses fonctions, comme les hommes conduisent leurs affaires, à la lumière du soleil.;^).
20. Les propriétés du corps, des organes des sens et du sens intérieur sont conçues exister dans le vrai Esprit vivant ;
{i) Comm. — Lest cinq placfs «ont celtes Je la digestion, de U vie , de la passion y de la conscience et du bonhear. Le pur Esprit, par une connexion îUnsoire avec ces places, offre leur nature, mais il nVst point affecté par elles. Nous avons mentionné ces accidents afin de montrer la nature de l'Esprit, ou son essence; mais il n’est pas ncccs.saire d’y faire attention après qu’une connaissance du premier principe a été obtenue.
(a) Mais U ne s'engage point dans leurs liens.
(3) Comm . — Le corps, les organes des sens, le sens intérieur et l’enten lement possèdent la vie; — pourquoi, alors, artinneE-vous que l'Esprit est le seul être vivant ? — Nous répondous que les corps , etc., soiitcnus par l'Esprit vivant, eternel, remplissent lenrs fonctions, comme les homines accomplissent les actes de la vie, a la hmiière du soleil; mais l'Esprit .seul c.st la vie, et le i'orjrs, les organe.s des sens, etc., sont inertes et sans iiioiivt'meiit propic.
APPENDiX I.
comme la lune semble se mouvoir lorsqu’elle est réfléchie dans les eaux courantes.
ai. L’action, etc., qui sont les accidents du sens intérieur, sont attribués par ignorance à l’Esprit; de la même manière que, par ignorance, une couleur bleue est attribuée aux cieux.
аа. L’affection, le désir, le plaisir, la peine, etc., existent dans l’Entendement (i). Dans le profond sommeil , et lorsqu’il a cessé , ces impressions ne sont pas éprouvées ; conséquemment elles existent dans l’Entendement, et non dans l’Esprit (a).
a3. Comme le soleil est naturellement resplendissant; l’eau, froide ; et le feu, chaud; ainsi l’Esprit est, de sa propre essence, véritable, heureux , éternel , et sans souillure.
a4- Ayant, par ignorance, attribué tout ensemble l’intellect et l’Entendement à l’Esprit, le peuple commence à dire : Je suis , je connais , etc.
a5. Comme l’Esprit est incapable de changement , et que l’intellect n'est pas compris dans l’Entendement , l’ame étant associée avec les principes impurs, elle dit avec ignorance : Je suis; et elle est ainsi séduite (3).
аб. S’imaginant qu’il est l’ame, l’homme devient effrayé,
(1) Ici peut-être ce mot signî6e conscience^ ou les facultés mentales en gé* Itérai.
( 2 ) Comm. — Les yaiséchikas (sectateurs de Kam'âda) soutiennent qoe l’affection , le désir, le plaisir et la peine , sont des propriétés de l’Esprit; mais c’est nne opinion erronée. — Ces impressions appartiennent à l'entendement; car elles sont éprouvées dans l’état de veille et de sommeil , pendant que l’entendement existe; mais quand il cesse {Utt, quand il se retire dans l'accident originel) dans le profond sommeil , elles ne sont pas éprouvées; d’où ( l’on doit conclnre qne) ce sont des illusions qui existent dans l’entendement, et non dans l’Esprit.
(3) Je désespère fortement^ de rendre ce passage parfaitement intelligible; mais il parait signifier ce qui suit .* — L’Esprit est incapsble de changement , et le pur intellect ne déploie pas, comme l’Entendement, des qualités actives; d’après cela, l’ame vitale étant avertie ou informée des perceptions seulement qui naissent des principes actifs des choses, et ne discernant pas la nature de l’Esprit, dans son état quiescent, originel, elle conçoit qu'cUe-méme agit et existe comme an individo séparé; et de cette ignorance vient l’illnsioa des
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