APPENDIX
mais lorsque le principe est compris ou saisi, cette erreur disparaît.
46 . Quand la connaissance naît de la perception du premier principe, elle chasse cette ignorance qui dit : Je suis, cela est à moi; comme l’incertitude concernant le chemin que l’on veut parcourir est levee par l’apparition du soleil.
4y. Le Yogi, dont l’intellect est pariait, contemple toutes choses comme demeurant en lui-même , et ainsi , par l’œil de la connaissance , il perçoit que toute chose est Esprit.
48. Il connaît que toutes ces formes corporelles des choses sont Esprit, et que hors de l’Esprit il n’existe rien j comme diverses espèces de gobelets, etc., sont de ,1a terre j et ainsi il perçoit que lui-même est toutes choses (i).
49 . L’ame émancipée est cette personne illuminée qui se dépouille de ses premiers accidents et de ses premières qualités, et qui devient identifiée avec lÈtre véritable, vivant, heureux ; de la même manière que la chrysalide devient une abeille.
50. Le Yogi ayant traversé la mer des passions, et anéanti les mauvais esprits : l’Amour, la Haine, etc., est uni avec
. la Tranquillité et se réjouit dans l’Esprit.
51. Ayant renoncé à ces plaisirs qui naissent des objets externes périssables, et jouissant de délices spirituelles, il est calme et serein comme le flambeau sous un éteignoir, et il se réjouit dans sa propre essence.
5a. Le Moûni [saint], pendant sa résidence dans le corps, n’est pas affecté par ses propriétés ; comme le firmament n’est pas affecté par ce qui flotte dans son sein \ connaissant toutes choses, il demeure non-concemé ( 2 ), et se meut * libre comme le vent (3).
(x) Comm. — Tons les objets sensibles sont regardés comme existant dans TEsprit, sans aucune distinction : « Ils difl'èreiit simplement en désignation, accidentel nom, comme les ustensiles terrestres reçoivent différents noms, quoique ce soient seulement différeutes fonues de terre. > Véda,
(a) Lin. — Coimuc un idiot, un homme qui est stupide et iaurfecté par les choses qui rentourent.
(3) Ses mouvements ne sont puiut cmpcchés ou luiéié.s par In passion, Taffection , etc.
LA CONNAISSANCE DE l’eSPRIT. 275
53. Quand les accidents (i) sont détruits, le Moûni et tous les Êtres entrent dans l'Essence qui pénètre tout; comme l’eau se mêle à l'eau , l’éther à l’éther , le feu au feu, etc.
$4- fi est Brahma , après la possession duquel il n’y a rien à posséder; après la jouissance de la félicité duquel il n’y a point de félicité qui puisse être désirée; et après l’obtention de la connaissance duquel il n’y a point de connaissance qui puisse être obtenue.
55. Il est Brahma, lequel ayant été vu, aucun autre objet n’est contemplé; avec lequel étant devenu identifié, aucune naissance n’est éprouvée; lequel étant perçu, il n’y a plus rien à percevoir.
56. 11 est Brahma, qui est répandu partout, dans tout; dans l’espace moyen, dans ce qui est au-dessus et dans ce qui est au-dessous; le vrai, le vivant, l’heureux, sans dualité, indivisible, éternel et un.
5y. En outre; Il est Brahma, décrit dans le Vêdanta comme l’Être qui est distinct de ce qu’il pénètre, qui est incorruptible, incessamment heureux et un.
58. Soutenus par une portion de bonheur de l’Être éternellement heureux, Brahnui [virtualité créatrice de Brahma] et les autres dieux secondaires peuvent être , par induction , appelés Etres heureux.
5p. Toutes choses sont unies en lui, tous les actes dépendent de lui ; c’est pourquoi Brahma est répandu en tout, comme le beurre est dispersé dans le lait.
6o. Il est surnommé Brahma, qui est sans grandeur, inétendu , incréé, incorruptible, sans figure, sans qualités ou caractère.
6 r. Il est Brahma par lequel toutes choses sont éclairées; dont la lumière fait briller le soleil et tous les corps lumi-
(i) Les corps Sthotila et Soukdwia.
ÀPPIÎNDIX 1.
neux, niais qui n'est pas rendu manifeste par leur lumière (i).
62. Il pénétre lui-même sa propre essence éternelle, et il contemple le monde entier apparaissant comme étant Brahma; de même que le feu pénètre un boulet de fer enflammé , et se montre aussi lui-même extérieurement.
63. Brahma ne ressemble point au monde , et hors Brahma il n’y a rien ; tout ce qui semble exister en dehors de lui est une illusion , comme l’apparence de l’eau (le mirage) dans le désert de Maroti.
64 . De tout ce qui est vu , de tout ce qui est entendu, rien n’existe que Brahma , et , par la connaissance du principe , Brahma est contemplé comme l’être véritable, vivant, heureux , sans dualité.
6.5. L’œil de la connaissance contemple l’Être véritable, vivant, heureux, pénétrant tout; mais l’œil de l’ignorance ne le découvre point, ne l’aperçoit point; comme un homme aveugle ne voit point la lumière.
66. L’ame étant éclairée par la méditation attentive , etc., et brûlant du feu de la connaissance , elle est délivrée de toutes ses impuretés , et brille dans sa propre splendeur, comme l’or qui est purifié dans le feu.
67. Quand le soleil de la connaissance spirituelle se lève dans le ciel du cœur, il chasse les ténèbres, il pénètre tout, embrasse tout , et illumine tout.
68. Celui qui a fait le pèlerinage de' son propre esprit, un pèlerinage dans lequel il n’y a rien concernant la situation, la place ou le temps, qui est partout; dans lequel ni le chaud ni le froid ne sont éprouvés , qui accorde une félicité perpétuelle , et une délivrance de toute peine ; celui-là est sans action ; il connaît toutes choses, et il obtient l’éternelle béatitude.
(i) « Ld sa piTseiice, le soleil ne brille pas* ni la lune, ni les étoiles; réclair de la foudre lui-roéme nVst point risible; qu'est*ce que le feu est alors? " — Fvdn.
APPEjNOIX N" II