‹ Essais sur la philosophie des HindousChapitre 11 sur 28 · III. Après la preuve, et la matière à prouver, Gôtama · texte numérisé non relu

III. Après la preuve, et la matière à prouver, Gôtama

(0 [dpavargarntei.aytiti; — il définit la délivrance de la peine] : Tadatyantavimôxâ ’pavargah'. ||I.aa||

Voir le neuvième soutra qni précède pour l’énumération des douze objet* de preuve» dont Vapavargâ ou la délivrance de toute peine est le dernier. (G. P.)

(a) Cette aptitude et Ce penchant particulier à toujonrs diviser podr éclaircir Ica matières, rappellent cette règle posée par Descartes, de faire des dénombrements si entiers et des revues si générales , qu’on se puisse a'snrer de rien omettre, règle déjà posée par Aristote (dans ses Analytiques) : Ojto ptv c!v P«- ÆüJgvti sortv tiki'/xt Sri où$tv irapaXsl.tiTrrai. (G. P.)

ga PHILOSOPHIE DES HINDOUS,

passe aux autres catégories, et il assigne la première place au Doute ( sansaya ) (i).

C’est la considération de diverses matières contraires, par rapport à un seul et même objet ; et elle est de trois sortes qui naissent des qualités communes ou particulières, ou simplement de la contradiction ; des marques distinctives étant dans les trois cas négligées. Ainsi un objet est observé, à propos duquel naît la question de savoir si c’est un homme ou une poste; les membres qui présageraient un homme, ou les malles qui feraient distinguer la poste, étant également inaperçus. Ainsi encore , l’odeur est une qualité particulière de la terre; elle n’appartient pas aux substances éternelles, comme l’élément éthéré ; ni aux éléments passagers, comme l’eau : la terre, alors, est-elle éternelle ou inéternelle? Ainsi, l’un affirme que le son est éternel; un autre nie cette assertion , et un troisième doute.

IV. Le Motif ( prayôdjana ) est ce qui fait agir une personne, ou ce qui la détermine à une action (a). C’est le désir d’atteindre au plaisir, ou d’éviter la peine, ou l’envie d’être exempt de tous deux; car tel est le but ou l'impulsion de chacun dans l’état naturel du sentiment (3).

(i) [ Kramapiâptam suns'ayam laxayati; — ensuite il définit le doute ] : Sàmânâoèkadbarmaupapattêr vipratipattér upalabdbyanupalabdbyavyavasthàtas’ tcba visècbâpèxô vimarsayab Sansayab. || I . a3 |j

Aristote, et Descartes parmi nous, ont procédé de la même manière en commençant par établir le doute philosophique comme une des principales bases de nos connaissances : ÀNArKH irpo; tt,v iTrtÇr,7Güji.£vnv faianquov imXQttv 7]u.à;

Trpô)TGV, 77ê3t <UV <X17 G p Yî 0 CL l (S'il TCptoTGV. TaÛTJl Æî EOTtV GO» TTêpt a’JTCuV àXXwÇ

üTTÉÙr/paat twe; , xav ci ti tgutcov Tiwavoi irpwrGv irap€<opap.EvGv. EotÎ

<5s tgI; ewropfioat jÜGvXcptvoïc 77pGt>p*](co to tSujwrGp-üoxi xxX£>;. È fàp ûaTtpGv sù-

770 pîa, Xûai? Ttôv TüpCTEpGV à'TTGpG'JU.EvWV EOTt ’ XüClV Æè GUX SOTIV àfVGGUVTa TGV

J’Eap.Gv. ÀXX’ ^ tâ; ÆtavGta; à^Gpia Ær,X?I tgûto wepi tgu lïpâfftaTGç. — «Il est nécessaire, pour obtenir la science ou ln connaissance que l'on cherche, de savoir d’abord douter, etc.» (Métapbys., 1. III, cb. i.) (G. P.)

(a) [Kramapiâptam prayôdjunam laxayati; — il définit, dans son ordre» le motif ] :

Yaro artbara adhikrilva pravartaté tat prayodjanain. || I . a 4 ]|

(3) Gât. i. t 4 , t. III.

SYSTÈMES STATÀ ET VAIs'ÊCIIIKA. 93

V. L’ Exemple ( drichl'ânta ) est, dans la controverse, un texte sur lequel les deux adversaires sont d’accord (1). Il est concordant ou discordant, direct ou inverse : comme un foyer de cuisine, pour exemple direct de l’argument de la présence du feu présumé par la fumée; et un lac, pour exemple inverse ou contraire de l’argument, où la vapeur indicative est un brouillard (2).

VI. La Vérité démontrée ( siddhânta ) est de quatre sortes savoir : reconnue universellement, reconnue individuellement, hypothétiquement, et par argumentation (ou , e coucessu , par concession ) ( 3 ).

Ainsi, l’existence de la substance, ou de ce à quoi ap-

( 1 ) [ Kramapiâptam drichiântatn laxayati; — il définit V exemple dans son 01 dre] :

Làokikaparixakân'am yasminn arthé buddhisâmyaro sa dricht'antah'. ||I. a5j| (a) G6t. t. VI.

(3) Got. 1. x .6. 1 . [K.i amaniprâptaru siddhuntam laxayati; — il définit dans son ordre la vérité démontrée] :

Tantrâdbikaran'âbhynpagaraasansthitih' siddhântah'. ||I.aG||

Le commentaire explique tan ira par s'astram , corps de sciences philoso* phîqnes ou autres.

[Vibhadjaté; — il divise] :

Sarvatantra pratitantrâdhikaran'âbbyupagainasansthtitinâm aithàntarabhâ-

vit. p.»7ll

« Sa tchaturvidhaiti séchait • : elle est de quatre sortes. (Commentaire.)

[Sarvatantrasiddhântaiu laxayati; — il définit la vérité démontrée universellement ] :

Sarvatantràviruddbas tantrè ’dhikritah' sarvatantrasiddliàutah'. ||I.a8[|

[Pratitantrasiddbantam laxayati; — il définit la vérité démontrée individuellement ] :

Samânatantrasiddhah paratantrasiddhab' pratitantrasiddhàntah . ||I.ag|j

[Adbikaranasiddbàntam laxayati; — il définit la vérité démontrée hypothétiquement ] :

Yatsiddhavanya prakaran'asiddhih s<V dhikaranasiddhàntah . j| 1 . 3o J]

[Abhyapagamasidhântam laxayati;- - il définit la vérité démontrée par argumentation ] :

Aparixitâbhyupagamâltadvis ecbaparixan'am abhyupagamasiddbântab'. ||1.3 1 1]

partiennent ses propriétés , est universellement reconnue , quoique sa notion abstraite puisse ne pas l’être ainsi ; car les Bouddhistes nient cette abstraction. Le marias est considéré par les Naiyâyikas , comme un organe de perception; il est considéré de même par la secte alliée des Vaiséchikas. L’éternité du son est admise dans la Mimdnsd , et niée dans le Nyaya. En supposant la création delà terre prouvée, l’omniscience du Créateur s’ensuit nécessairement. Dans la dissertation de Djaimini sur l'éternité, ou sur la durée passagère du son, il est dit que produire du son est une qualité.

Les commentateurs ne sont pas d’accord entre eux sur la plupart des exemples de diverses sortes de démonstration qui sont rapportés. Il n’est pas nécessaire d’entrer ici dans ces détails.

VII. Un argument régulier, ou syllogisme complet(njd^vz), consiste en cinq membres ( avayaoa ) , ou parties composantes (i) : l° la proposition ( pratidjnâ ) ; a° la raison (hêtou

(l) [Kraroaprâptân avajavil laxajitum vibhaJjalé; — il divise pour les définir les membres (du syllogisme) dans leur ordre] :

Pratidjnahêtûdàharanaupanayanigaraaiiâny avayavâb. |[I.3a|j [Pratidjnâm laxayati ; — il définit la proposition ] :

Sâdbyanirdêsah pratidjnâ. || 1 . 33 1| « La proposition est la thèse à prouver."

[Kramaprâptam hétum laxayati vibhadjaté tcha sùtrâbhyâm; — il définit et divise successivement la raison on cause dans les soutras] :

IJdâbaran'asâdhartnyât sàdhyasàdhanam héluh tatbâ vaidbarniyât. || 1 . 3 4 1|

«La raison est l'autorité convenable on une des prémisses de l’objet à prouver, tendant au même but qne l’exemple ou â un but contraire. »«Tasya dvaividhynm âha udaharana sâdannyât talha vaidharmyât iti sadbarrayamauvayah' vaidbarmyam vyatirèka.» Il distingue deux sortes d’exemples (dit le Commentaire), l’exemple qui concourt au même but, et l’exemple qui concourt à un but contraire. Le premier est une conclusion suivant directement d’une proposition on d’une cause ; le second est un argument inverse.

« [Kramaprâptam vdàharanam laxayati; — il définit ensnite V exemple] : Sâdbyasâdhârmyât taddharinabhavidricbt'ânta udâbaran'am. ||[.36|j «L "exemple (ordinaire) est une similitude qu va être reconnue exacte et qui

SYSTÈMES NYAYA ET VAISECllIKA. gS

ou apadcsa ) ; 3° l’ exemple ( oudâhnratia ou midarsana) ; 4" 1 ' application (oupanay a ) ; 5° la conclusion ( nigamana ). Exemple :

i° Cette montagne est brûlante ;

2 ° Car elle fume.

3° Ce qui fume , brûle , comme le foyer de la cuisine.

4° Conformément, la montagne est fumante ;

5° Donc elle brûle.

concourt au môme but dit la proposition à prouver. - Le commentateur ajoute qu’il y a deux sortes d’exemples, l’un direct et l’autre inverse . « Tatch tchn dvi vidham anvayi vyadréki bhêdtit. Tatrânvayjudâharanam laxayad-, U définit ici l’exemple direct. »

[Vyatirèkyadâbaran'am laxayati; — il définit V exemple inverse] : Tadviparyyayât và vipartlam vyatirékyndàbarauam ||I.36|j «Ou bien Y exemple inverse est une dissimilitude fournie par un coutraire. » [ Kramaprâptam upanayam laxayati; — il définit ensuite Y application] : tldàharanapéxas tatbaity upasanbârù na tathaiti va sâdhyasyaupanayah'.

«C'est Y application à la proposition a prouver, que l’exemple soit dans les formes requises ou qu’il ne concoure pas à la même fin. »

[Nigamanam laxayati ; — il définit la conclusion ] î

Hétvapadésat pratidjnâyâh punaivatchauain nigaroanam. ||I.38||.

« La conclusion est uue nouvelle énonciation ou affirmation de la proposition au moyen de la raison ou des motifs. •

Nous avons essayé de traduire ces définitions et ces divisions des membres du syllogisme indien , parce qu’elles sont à regretter dans l’exposition, d air» leurs si admirablement exacte, de M. Colebrooke, et que leur grande importance dans l’histoire delà philosophie nous en faisait uu devoir. Il est à présumer que l’on aurait trouvé tous les détails désirables dans l’Essai spécial que ce savant indianiste se proposait de consacrer aux différents systèmes de logique suivis dans les écoles de philosophie de l’Inde et que le mauvais état de sa santé ne lui a pas permis de publier. Ce serait ici le lieu de montrer la grande analogie qui existe entre les procédés logiques de Gôtsma et ceux dont on attribue l’invention à Aristote; mais les formes syllogistiques de ce dernier sont trop connues pour avoir besoin de les rapporter ici. Noos avons préféré les citations sanskrites que très-peu de personnes se -trouvent en état de faire, aux citations grecques, que tous ceux qui s'occupent de philosophie feront facilement sans nous; et nous avons cru par là mieux servir la science. Seulement,

y6 philosophie des hindous,

Quelques-uns (i) réduisent le syllogisme (nyâya) à trois membres : soit les trois premiers ou les trois derniers. Sous cette dernière forme il est parfaitement régulier. La proposition ou le récit, joint à l’exemple, est la majeure ; l’application est la mineure; la conclusion ou la conséquence suit.

VIII. Vient immédiatement après, dans cet arrangement, la Réduction a l absurde ( tarka ). C'est, un mode de raisonner pour l’investigation de la vérité, en déduisant de prémisses erronnées une conclusion inadmissible qui est en contradiction avec l'évidence, soit qu’elle soit une perception actuelle, ou une induction démonstrative (2). La conclusion à laquelle les prémisses conduiraient, est inadmissible, comme contraire à ce qui est démontré, ou comme concédant ce qui est réfuté.

Elle ne doit pas être confondue avec le doute, qui a deux côtés, car la réduction à l’absurde n’en a qu’un.

Les plus anciens écrivains en distinguent cinq sortes,

pour éclairer le jugement des personnes qui seraient tentées de considérer Aristote comme l'inventeur dn syllogisme et l'instituteur des philosophes indiens, nous rappellerons ici la tradition qne nous avons déjà rapportée, et qui, au rapport de W. Jones, se trouve consignée dans le Dabistan , savoir : que lors de l'expédition d'Alexandre, des Brahmanes communiquèrent an philosophe grec Callisthène» , qui avait suivi cette expédition, nu système complet de logique (probablement celui qui nous occupe) qu'il transmit à Aristote; et l'auteur persan du Dabistan prétend que ce fut à l’aide de cette communication que l’instituteur d'Alexandre fonda sa méthode rationnelle logique. Pour qui sait quels immenses matériaux de tous genres Alexandre envoya à Aristote, et quel usage le philosophe de Stagire en fit sans les citer dans ses admirables écrits, l'opiuion de l'auteur du Dabistan n'est pas à dédaigner, et si l'on réfléchit que, d’après tous les témoignages grecs seulement, la philosophie , dans l’Inde, était déjà parvenue, lors de l’expédition d'Alexandre, au plus haut degré de splendeur, ou ne sera guère loin d’avoir la conviction que c'est aux philosophes de l'Inde que revient l'honneur de l'invention de la forme rationnelle et logique du raisonnement. (G. P.)

(1) Les sectateurs delà Mima nsa. Pad. Dip.

(a) [Kramaprâptam tarkam laxayati; — il définit la réduction à l'absurde] :

Avidjnâta tattvé ’rthê kâranaopapattitas tattvadjnânàrthamûbastarkah'.

SYSTÈMES NYAYA ET VAISBCHIKA. 97

auxquelles les modernes ont ajouté six, et même sept variétés de plus. Il est inutile de les énumérer toutes : un ou deux exemples peuvent suffire.

Premier exemple. Cette montagne est-elle brûlante ou non ?

A cette question , quelqu'un émet l’opinion qu’elle n’est point brûlante. On lui répond en disant : Si elle n’était pas brûlante, elle ne fumerait pas.

Second exemple. S’il y a un vase de terre à cette place, il doit être confondu avec le sol sur lequel il est posé.

La tromperie ou surprise de la même forme, nommée tarkdbhasa , comprend un nombre pareil d'espèces et de variétés.

Les désignations qui servent à les distinguer sont familières à la dispute scholastique des Indiens. Il serait trop fastidieux de les énumérer et de les développer.

IX. L’ Acquisition de la certitude ( nirriaya) , ou la détermination de la vérité , est le produit de la preuve, le résultat de l’évidence et du raisonnement, réfutant les objections, et établissant la position de la question (i).

X — XII. La Dispute ( kathâ ) est une conférence, ou un dialogue d’interlocuteurs, soutenant des positions adverses, soit qu’ils combattent pour remporter la victoire seulement, ou qu'ils cherchent la vérité. Elle comprend trois catégories.

X. L’une est ( djalpa ) le Débat de ceux qui disputent pour remporter la victoire, chacun cherchant à établir sa propre position , et à renverser celle de l’opposant ou adversaire (a).

(l) [ Iv rama j) ri p tain nirn ayant laxayati; — il définit ensuite 1 * assurance ou X affirmation d'une chose] :

Vimriaya paxapralipaxâhhyàmartbâvadbàranam nirnayah. ||I. 4o||

( 3 ) [Dans l’édition citée des Sortiras de Gotava, le n° ir t TuJa t de lVx-

XI. La seconde est (vâda) 1a Discussion ou X interlocution de personnes conférant sur un sujet dans la recherche de b vérité , comme un maître et ses élèves.

XII. La troisième est (vitandâ) la Chicane , ou la controverse, , dans laquelle un des disputants cherche à réfuter son adversaire, sans avoir l’intention de soutenir son opinion propre (i).

XIII. Vient ensuite, dans l’énumération de Gôtama , l'assertion fallacieuse , ou , comme elle est nommée, la sembla ne e de la raison ( hêtwâbhâsa ) ; c’est le non causa pro causa, des logiciens. On en distingue cinq sortes , qui embrassent diverses variétés ou subdivisions. Il n’est pas nécessaire de les exposer ici ( 2 ).

XIV. La Fraude ( tchhala ) , ou X Altération et la mauvaise Construction , est de trois sortes, i° l’action de donner un mauvais sens verbal ( verbal rnisconstruing) à ce qui est ambigu; 2 0 l’action de pervertir, dans un sens littéral, ce qui est dit dans un sens métaphorique ; 3° l’action de généraliser ce qui est particulier (3).

position de M. Colebrooke, précède le n° 10 , djalpa , comme il suit : Taira •vddam laxayati ; — il définit la discussion] :

Pramâtia tarka sâdhanatipâlambhab' siddbânfâviruddbah panlchàvayavaupapannapnxapratipaxaparigrabô vàdah. j] 1 . 4 1 1|

[Djalpam laxayati ; — il définit le débat ] :

ïatbaaktaupàpannah ichbaladjâtinigrahasthànasâdhanaupâlanibhô djalpah.

(t} [Pitaridfam kramaprâpiam laxayati; — il définit ensuite, dans son ordre, la chicane ou la controverse] :

Sapratipaxasthâpanâ hinô vitandà || 1 . 43 1]

( 2 ) [Kramaprâptân hêtvâbhâsâl laxayati vihhadjaté tcha; — il définit ensuite et divise les assertions fallacieuses dans leur ordre] :

Savyabbitchâraviraddha prakaranasamasâdbyasamâtîtakâlâ hétwâbbâsàh.

(3) [ Kramaprâptam tchhalam laxayati; — il définit emnite la fraude ou la déception ] :

SYSTÈMES NYAYA ET VAISÊCHIKA. QÇ)

XV. Après toutes ces catégories est la Réponse futile ( djati J , ou la réplique qui se réfute elle-même : vingt-quatre sortes sont énumérées (i).

XVI. La seizième et dernière des catégories de Gôtama est le Défaut dans l argument ( nigraha-sthâna ) , ou la rai-

Yatchana vighâtôrtba vikalpôpapattyâtch tchbalam. |jl.5i||

[Laxtlam tchhaiam vibbadjatè; — il divise la fraude ou déception définie ] : Tattrividbam vàktcbhalara sâmânyatchhalam upatchàra tchhaiam' tcba.

||I . & x II

i° [Tatra vâktchhalam laxayati ; — il défiait ici la fraude verbale ] : Àvisèchâbhihitèrthê vaktur abhiprâyàd arthântara kalpanâ vâktchhalam.

a° [Sâmânj a tchhaiam laxayati ; — il défiait la fraude générale] : Sainbhavatô’rtbasyâtisâmànyayôgâd asambhutârtba kalpanâ sâmânyatch tchbalam. |)I.53||

3° [Upatchâratchhalam laxayati; — il définit la fraude pratique] : Dharrnavikalpanirdè.sé Vtba lad bhâvapraticbédba upatcbâratchbalam.

(i) [Kramaprâptaro djâlim laxayati; — il définit ensuite la réponse futile] : Sâdharmyavaidbarrayâbhyâm pratyavaslhânam djâtib'. ||i.58|j [ Kramaprâptam nigruhasthanam laxayati; — il définit ensuite le défaut dans l’argument] ;

Yipratipattir apratipatlis tcba nigrahasthânnm. |jl.5p||

Voyez le premier Soutra qui contient cette énumération des catégories.

Ici finit avec un soixantième soutra , la première lecture ou le premier livre des aphorismes de Gôtama. Les quatre autres livres qui suivent, expliquent et développent les principes généraux qui ont été exposés sommairement dans celui-ci, en procédant par la méthode des divisions , subdivisions , distinctions controverse , qui sont communes à presque toutes les logiques, et que les philosophes indiens ne paraissent pas plus avo*ir ignorées que les péripatéticiens, les sophistes et tous les scholastiques des differents âges, avec lesquels l’esprii du lecteur fera uaturellemeut plus d’un rapprochement. M. Colebrooke n'ayant fait entrer que très peu de soutras des quatre derniers livres dans son lissai nous bornerons ici nus citations. (G. P.)

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