‹ Essais sur la philosophie des HindousChapitre 17 sur 28 · IO · texte numérisé non relu

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•x!\. Le Sentiment du moi, ou la Conscience , est une présomptiou de sa propre existence [ab/iimdna.] De là, vient une double création consistant dans la série des onze Principes , et dans les cinq Eléments rudimentaires ou Particules subtiles. [ Voy. p. 19.]

a5. Les onze Principes essentiels, ou de bonne nature [sduvUta], procèdent du sentiment créé [et créateur] du Moi ou de la Conscience : la série rudimentaire ou les cinq Particules subtiles procèdent aussi du [sentiment du Moi], Principe générateur des Éléments. Ces Principes rudimentaires sont ténébreux ou de nature stupide [ tdmasas]. L’une et l’autre de ces créations naissent du Principe passionné, impétueux [ tédjasas ], ou de nature mixte [qui est le Principe-Conscience],

26. Les organes de la perception ou de X intelligence [ bouddhindriydn i] sont nommés l’œil, l’oreille, le nez, la langue, la peau; la voix, les pieds, les mains, les organes de la génération et des excrétions sont appelés les sens d’action-, \ barmaindriydni, ] [Voy.p. ai.]

27. Le Manas ou sens intérieur (1) participe substantiellement de la double nature de ces deux séries de sens. C’est lui qui juge, qui compare, et il est un sens par son affinité [avec les autres sens.] Il est multiple ou varié à cause des variations diverses que lui font subir les [trois] qualités, et à cause de sa division dans les objets externes.

28. L’occupation ou la fonction [ vrittih' ] des cinq [sens de l’intelligence] dans le son et dans les autres domaines objectifs de la sensation, se discerne dans la perception seule. La fonction des cinq autres [organes d’action] s’exerce dans le parler, le palper, le marcher, et dans les actions d’évacuer et de procréer.

29. La fonction [ vrittih' ] de la Triade : [X Intelligence, la Conscience et le Sens interne] est d’une nature qui lui est propre; car elle n'est pas commune [à chacun de ses membres.] La fonction qui est commune à ces [trois] instruments de connaissance,

(r) Ce terme sanskrit est un de ceux qui se présentent souvent dans la philosophie indienne et que Ton ne pent rendre par une parfaite synonymie. On lit dans le Bhng. giti. ( Lcct. 3. si. 4? ) • Indriyân'i parân'yâhur indriyêbhyak' parant jnanab' | Manasas tu par buddhiryô buddhék' para ta s tu sah' ||4a||.

<« On dit que les sens sont puissants; le manas [ on le sens interne ] leur est supérieur; mais le bouddhi , on V intelligences est supérieur au manas. Ce qui est supérieur à V intelligence , c'est lui, l’Etre universel et suprême. «*

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