La Conjonction est une connpxion passagère
C’est une qualité universelle, propre à toutes les substances, et elle est transitoire. .
Elle implique deux sujets , et elle est triple : naissant de l’action de l’un , ou des deux en même temps , ou autrement de leur union. La jonction d’un faucon perché, qui est actif, avec la perche sur laquelle il pose, qui est passive, est une conjonction naissant de l’action d’un seul sujet (i). La collision de deux béliers en mouvement, ou de deux lutteurs, est une conjonction naissant de l’action des deux (2). Le contact d’un doigt avec un arbre occasionne la conjonction du corps avec l’arbre , et cela d'une manière médiate.
9. La Disjonction. C’est le contraire de la conjonction ; nécessairement précédée par elle, et, comme elle, impliquant deux sujets (3). Elle n’est pas la pure négation de la conjonction, ni simplement la dissolution de celle-ci.
La connaissance de cette qualité , ainsi que de celle qui lui est contraire, est dérivée de la perception.
C’est une qualité universelle, propre à toutes les substances; et elle est simple, réciproque ou médiate. Un faucon, prenant son vol du haut d’un rocher, est un exemple de disjonction naissant de l acté de l’un des deux sujets : l’actif de 1 inactif. La séparation des béliers ou des lutteurs est un exemple de disjonction, naissant de l’acte des deux sujets.
(1) Catégorie de cause et d'effet dans Kant. (G- P.)
( 1 ) Catégorie d’action et de réaction. Voy. Kant. Kritik derrein. Vcrntinft.
(3) Catégorie de négation et de limitation. Voy. Kant. (G. P.)
La disjonction du corps et de l’arbre, résultant de la désunion du doigt et de l’arbre, es^ médiate.
10 — il. La Priorité et la Postérité. Ces qualités étant opposées et corrélatives, sont examinées en même temps. Elles sont de deux sortes , concernant le lieu et le temps. Par rapport au lieu, c’est la proximité et la distance; par rapport au temps , c’est la nouveauté et l’ancienneté. L’une concerne les corps finis ( moürta ) , qui consistent en quantités circonscrites , l’autre affecte les substances produites (i).
La connaissance de ces propriétés est dérivée de la comparaison.
Deux masses étant placées dans un lieu, la proximité est déduite delà conjonction de l’une avec l’autre, comme associées par comparaison, se référant premièrement à la personne du spectateur, ou, secondement, aux autres objets corrélatifs du lieu. Là où une conjonction étroite des choses conjointes intervient, c’est la proximité; là où le contraire a lieu , c’est la distance. Ainsi Prajraga est plus près de Mathon râ que Kasi, et Kàsi plus éloigné de lui que Prayaga.
De la même manière, une de ces deux masses, indépendantes du lieu, est jeune, comme déduite de l’association de l'objet avec le temps, distinguant par comparaison celle qui est liée avec le temps le plus récent. Une autre est vieille, qui est associée à un temps plus ancien. Ici le temps est déterminé par la révolution du soleil.
12. La Gravité est la cause particulière de la descente, ou chute primaire (2).
( I ) Forme de la sensibilité de Kant : Espace et Temps. (G. P.)
(a) Tark. Hhâch et Pad. Dtp. Cette proposition du philosophe indien exprime un fait exact, mais elle n'exprime pas les lois de ce /ait, c’est-à-dire les lois de la gravitation. N’ayant point les textes sanskrits à noire disposition, nous ne pouvons décider si Kàt» ’a'ija et ses commentateurs ont déduit dans leurs traités les conséquences logiques du fait de la gravité , qu’ils considèrent comme la cause particulière de la chute primaire ou initiale des corps, c'est-àdire de la chute non causée par un mouvement d’impulsion quelconque. La dé-
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Elle affecte la terre et l’eau. L’or est affecté de cette qualité, par la raison de la terre qu’il contient.
couverte de* lois de la gravitation universelle est attribuée à Kepler , quoique ces lois se trouvent déjà indiquées chez les anciens philosophes de la Grèce (*)» non pas si explicitement exprimées , il est vrai, que par Kepler, et par Newton qui fit un grand pas de plus. Voici un passage de Bhaskara-A’tcha'rya , qui vivait dans l’année io36 du Salivahana , correspondant à l’année tn4 do notre ère, et qui montrera jusqu’à quel point les Indiens ont compris ces lois que W. Herschel regarde comme la vérité la plus universelle à laquelle la raison humaine soit jamais parvenue.
OriiuoN de Bbashara-Atcharya , concernant le globe et Vattraction de la
Terre .
«Ce globe, qui est formé de terre, d’air, d’eau, d’espace et de fen , et qui est entouré de planètes, se tient stable au milieu de l’espace, par son propre pouvoir, et il n’a point de support.
«Ce monde, constitué globulairement, n’a point de support , mais il se tient stable au milieu de l’espace par son propre pouvoir.
«Je répondrai ici à l’objection consistant à prétendre qu’il est affirmé dans les Potiron as que le monde a uu support.
• Si ce monde avait un support matériel, alors ce support devrait avoir lutmême quelqu’autre support pour le supporter, et ce troisième support devrait lui-même être supporté à son tour , et ainsi de suite; mai» à la fin quelque chose doit être supposé se tenir debout par son propre pouvoir; et comment ce pouvoir ne pourrait-il pas être attribués ce monde, qui est une des huit formes visibles de la Divinité?
« Ln Terre a un pouvoir attractif par lequel elle attire à elle un corps pesant quelconque existant dans l’air, et lequel corps a alors l’apparence de tomber; mais où pourrait tomber cette Terre qui est entourée par l’espace?
« Ce pouvoir attractif de la Terre montre comment les choses placées à la partie la plus inférieure , ou anxcàtés, ne tombent pas de sa surface...
«La circonférence de la Terre est de 4 >96 7 yodjanas , son diamètre est de l,58i 1/44, la superficie convexe est de 7,853, o34 yodjanas. » (Extrait de la traduction anglaise du Lilavati , parle docteur Taylor. Bombay.)
Pour apprécier la justesse des derniers calculs sur la circonférence , le diamètre et la superficie de la Terre, il faudrait connaître exactement la valeur de la mesure linéaire dont l’auteur indien s’est servi. On l’évalue à neuf milles anglais (1 kiloiu. 85 i,85i), et quelquefois à cinq milles et même à quatre. L’astronome indien ne différerait pas beaucoup des astronomes et géographes de l’Europe.
(*) ^°y- Ti >*éb de Lokre, et le Timée de Platon, dans lequel on trouve déjà l'énonciation pythagoricienne que les coqis célestes sont doués de deux forces opposées, qui leur font décrire uu mouvement curviligne. Voy. aussi Plutarque.
Dans l’absence d’une cause équivalente, comme l’adhésion, la volonté, ou quelque acte de volition, la descente résulte de cette qualité. Ainsi la noix de coco est empêchée de tomber par l’adhésion de sa queue à la branche de l’arbre; mais, cet empêchement cessant dans la maturité du fruit , la noix tombe.
Selon Oudayana A'tcha rya , la gravité est imperceptible; mais elle peut être inférée de l’action de la descente ou chute. Ballabha soutient qu’elle est perçue dans la position d’une chose qui descend d’une situation plus élevée à une situation plus basse.
La légèreté n’est point une qualité distincte ; mais c’est la négation de la gravité,
i3. La Fluidité est la cause du découlement originel (i).
Elle affecte la terre , la lumière et l’eau. Elle est naturelle et essentielle dans l’eau; accidentelle dans la terre et dans la lumière, étant induite de la présence du feu dans les substances liquéfiées, comme l’or, etc.
La fluidité est perceptible par les sens externes : la vue et le toucher.
Dans la grêle et la glace, la fluidité subsiste essentiellement; mais elle est comprimée par un obstacle naissant d’une vertu inconnue, qui rend l’eau solide.
Dans le So&rya Siddhanta , ouvrage astronomique auquel les Indiens attribuent la plus haute antiquité, on lit ce qui sait : «Les Planètes ainsi que les «< Étoiles, se meuvent constamment d’Orient en Occident, avec la plus grande «vitesse, et elles suivent toujours leurs chemins respectifs. Il y a un mouve- « ment oriental (ou à' Occident en Orient ), qui fait que les planètes éprou- « vent une rotation diurne , par , ou dans le zodiaque (en sanskrit : la réunion « des étoiles ou des astres). »
• Le diamètre de la Terre est de Hooj'odjanas multipliés par a. Le carré de la somme de la racine multipliée par io en sera la circonférence. » (As. J. 1 8 1 7 , p.483.)
Un des noms sanskrits de la Terre est gà (en grec pi), dérivé de la racine g fi f aller , et signifiant qui va. Cette particularité ne s'accorderait pas avec l'opinion ci-dessus, qui n’est que le système de Ptoléraée plaçant la Terre im mobile comme centre au milieu de l’espace. (G. P.)
(1) Tark. Bhdch. et Pad. Dip.
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t4- La Viscosité est la qualité de ce qui est visqueux , et cause l’agglutination. Elle réside dans l’eau seulement. Dans l’huile, le beurre liquide, etc., elle résulte de parties aqueuses de ces liquides (i).
i5. Le Son est une qualité particulière de l’élément éthéré, et il est perceptible à l’ouïe. Il réside dans cet élément exclusivement , et il en est la propriété caractéristique. On en distingue de deux sortes : le son articulé et le son musical ( 2 ).
Pour ce qui concerne le son produit dans un lieu , et entendu dans un autre, il est observé que le son est propagé par ondulation, vague après vague, ou onde après onde, rayonnant dans toutes les directions, d’un centre déterminé, comme les fleurs d’un Nnuclea (3). Ce 11 ’est point la première onde ni l’intermédiaire qui fait entendre le
( 1 ) Tark. Bhâch. Pad. Dip. cl Siddh. Sang.
(a) Ibid, et Gau , etc.
(3) Cetle théorie de V acoustique ou de la formation du son est la même que celle de la physique moderne, qui est regardée comme une découverte récente. On est étonné de la retrouver dans le philosophe indien, dont l'âge est incontestablement de plus de cinq siècles avant notre ère. Cette théorie, celle de la lumière et des couleurs , etc., dénotent dans KanVda un observateur profond et exact des phénomènes de la nature, bien supérieur aux philosophes physiciens grecs. Cependant, le stoïcien A pollodore(dans Diog. Laerce, 1. VII. i58) expliquant l'opération de l'ouïe, disait qu'elle se faisait par le moyen de l’air qui se trouve entre celui qui parle et celui qui écoute, lequel air, frappé orbiculairemeut, ensuite agité en ondes, s’insinue dans l’oreille de la même manière qu'une pierre jetée dans l’eau l’agite et y cause une ondulation : Àxoto iv tcO tou ts çtiivoüvTGÇ xai tou àxouovTo; àî'poç ?rXr 4 7TG|XÏVGU ,
tira. xop. ctTOUjxsvou, xai rai; àxoaî; irpo;7ri7rrcivTo; , é>; xufxaroOTai to év rrifiÇ* jxevri u^op xarà xûx>.cu;û'jrb tou tp.0.n8évTo; Xtôou. Plutarque (de Placit. Phil., 1. IV, t 9 ) attribue la même doctrine aux stoïciens : Oi 2 tûï‘6co( <p aoi tov à*pa u.7i (ju’yxeîcôxi s’xâpau<xu.x7<ov, àXXà ouveyjü uvat Æi* oXcup-r.^iv XEvbvByovra. Êîret'î’àv Æè irXiryîi 7mup.aTt, xup.aroija6at xarà xuxXou; ôpôoùç ii$ dbritpov, ttùç irXnptioTi tov irlptxiqxevGv àipa, w; iirl rüc xoXup.&o8paç rü; wXr/yitaxç Xî0«. Kai aum (x*v xuxXixîb; xiviîrai, é ir, p a<paiptxüç. Vitro ve a expose la même docrine dans son livre : de Architecture, V, 3. Conf. L. Idcler; Meteorologica vetemm Créée, et Rom. Rerol. i83a, p. tqü. (G. P.)
84 PHILOSOPniE DES HINDOUS,
son , mais la dernière qui entre en contact avec l’organe de l’ouïe; et c’est pourquoi il n’est point entièrement exact de dire qu’un tambour a été entendu. Le son se produit dans la conjonction , dans la disjonction , et dans le son luimême. La conjonction des cymbales ou celle du tambour et du bâton peuvent servir d’exemple au premier cas : c’çst la cause instrumentale. Le bruissement des feuilles est un exemple de la disjonction comme cause du son. Dans quelques cas, le son peut devenir la cause du son. Dans tous, la concordance du vent agité, ou son calme, est une cause concomitante ;• car un vent contraire l’empêche. La cause matérielle est dans tous les cas le fluide éthéré; et la conjonction de celui-ci avec un objet sonore est une cause concomitante.
La Mimdnsâ affirme l'éternité du son. Celle-ci est contestée par les Naiydyikas , qui soutiennent que si le son était éternel , il ne pourrait être perçu par les organes sensitifs de l’homme.
i 6 — 23 . Les huit qualités suivantes sont perceptibles par l’organe mental, non par les sens externes. Elles sont les qualités de l’ame, et non celles des substances matérielles.
16. L 'Intelligence ( bomldhi ) est placée, par Kana’da , parmi les qualités, et par Gotama, la cinquième parmi les objets de preuve. Il en sera parlé à sa place.
17 et 18. Le Plaisir et la Peine se trouvent dans les qualités énumérées par Kan'a da. La peine ou le mal est placé par Gotama parmi les objets de preuve; c’est là que (sous le titre principal de délivrance) il en sera parlé de nouveau, avec son contraire.
19 et 20. Le Désir et X A version sont les deux qualités qui viennent immédiatement dans l’ordre ci-dessus. Le désir est le souhait du plaisir ou du bonheur, et de l’absence de la peine. La passion est l’extrême désir; elle est habituelle chez les hommes et chez les êtres inférieurs : l’être suprême est exempt de passion. Le désir n’atteint point la
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volonté Je Died ni le souhait d’un saint. L 'aversion est le ■dégoût ou la haine (i).
21. La Volition (yatna ), effort ou exercice, est une détermination à une action qui procure une récompense ou du plaisir. Le désir est son occasion , et la perception sa raison. Deux' sortes d’efforts perceptibles sont distingués : celui qui procède du désir en recherchant ce qui est agréable, et celui qui procède de l’aversion en évitant tout ce qui est désagréable. D’autres espèces qui échappent à la sensation et à la perception, mais qui sont déduites de l’analogie des actes spontanés, comprennent les fonctions animales, ayant pour cause la puissance vitale invisible.
La volition , le désir , l’ intelligence , sont passagers, variables et inconstants dans l’homme. La volonté et l’intelligence de Dieu sont éternelles, uniformes, constantes.
22 et 23 . La Vertu et le Vice idharma et adharmd ) , ou le mérite et le démérite moral sont les causes particulières du plaisir et de la peine respectivement. Le résultat de l’accomplissement de ce qui est enjoint, comme un sacrifice , etc., c’est la vertu ; le résultat de commettre l’action qui est défendue, c’est le vice. Ce sont des qualités de lame, imperceptibles, mais induites par le raisonnement.
La preuve de ces qualités est tirée de la transmigration. Le corps d’un individu, avec ses membres et ses organes des sens , est le résultat d une qualité particulière de son ame, puisque celle-ci est la cause de la jouissance de l’individu , comme une chose qui est produite par son effort ou sa volition. La qualité particulière de l ame qui fait que son être se revêt d’un corps, de membres et d’organes, est la vertu ou le vice (2); car le corps et les membres ne sont pas le résultat de l’effort ou de la volition ( 3 ).
(1) Voy. Cabanis, Rapport du Physique et du Moral; voy. aussi M. Jouf-
froy , art. Amour-Propre; Encyclopédie de Côurtin; et M. Damiron : Cours dr Philosophie, (G. I\)
( 2 ) Ame plastique des anciens, de Cudworth et de Stahl. (G. P )
( 3) Tarck . ilhâch .
a4- La vingt-quatrième et dernière qualité est la Faculté ( sanskâra ). Elle comprend trois espèces :
La force active ou Y impulsion ( vêga ) , qui est la cause de l’action ou du mouvement. Elle concerne la matière seulement, et elle est une qualité de l’organe mental, et des quatre éléments plus grossiers: la terre, l’eau, la lumière et l'air. Elle devient manifeste par la perception du mouvement.
L 'élasticité ( sthitisthâvaka ) est une qualité particulière des objets tangibles et terrestres; et elle est la cause de cette action particulière par laquelle une chose altérée ou comprimée est rendue à son état primitif; comme un arc qui n’est plus tendu, et une branche qui n’est plus forcée, reprennent leur première position. Elle est imperceptible; mais elle est conclue du fait du retour d’une chose à sa première forme ou à son premier état.
L’ imagination ( bhâvanâ ) est une qualité particulière de lame, et elle est la cause de la mémoire. Elle est un résultat de la notion ou du recueillement : étant excitée , elle produit le souvenir; la cause excitante est le retour d’une association , c’est-à-dire , de la vue, ou d'une autre perception d’un objet semblable.
III. Le titre immédiat dans l’arrangement de Kan'a'da , après la qualité, est Y Action (karma).
U action consiste dans la motion ou le mouvement , et , comine la qualité , elle réside dans la substance seule. Elle affecte une substance simple, c’est-à-dire une substance finie, qui est la matière. Elle est la cause ( non agrégative, mais indirecte) de la disjonction comme de la conjonction; c’est-à-dire d’une conjonction récente dans un lieu , après l'annullation d’une première dans un autre, par le moyen de la disjonction. Elle est privée de qualité , et elle est transitoire.
Cinq sortes d’actions sont énumérées : jeter en haut; jeter en bas; pousser en avant; étendre horizontalement; et enfin, aller, renfermant plusieurs variétés sous ce dernier chef.
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IV. Le Commun ( sdmanja) , ou la condition des choses égalés ou semblables, est la cause de la perception de conformité. Il est éternel , simple, concernant plus qu’une chose , étant une propriété commune à plusieurs. Il réside dans la substance, dans la qualité et dans l’action.
Il j a deux degrés distingués dans le commun : le plus haut, concernant de nombreux objets ; le plus bas , en concernant peu. Le premier est l’existence , propriété commune à tout. Le dernier est l’abstraction d’un individu, variant avec l’âge en dimensions, quoique continuant d’être identique. Un troisième degré, ou degré intermédiaire, est distingué comme compris dans le premier, et renfermant le dernier. Ces trois degrés de commun correspondent approximativement au genre ,à X espece , et à l 'individu (i).
Sous un autre point devue, le commun est double, «teofr: le genre ( d.jâti') , et la propriété distinctive ( oupâdlu) , ou l’espèce.
Les Bouddhas ( Bouddhistes ) sont cités comme niant cette catégorie, 'et soutenant que les individus seuls ont l’existence (2) , et que cette abstraction est fausse et décevante. Ce point, comme plusieurs autres controversés, sera développé en lieu opportun.
V. La Différence (■visécha), ou la particularité , est la cause qui fait percevoir l’exclusion. Elle affecte un objet simple et particulier, qui est privé de la qualité commune. Elle réside dans les substances éternelles. De telles substances sont le sens interne intelligent, l’ame, le temps, le lieu, et l’élément éthéré, ainsi que les atomes delà terre, de l'eau, de la lumière et de l’air.