CHAPITRE III La réduction du nombre des agricoles
Dans tous les pays de l'Europe occidentale, et notamment en France, en Angleterre, en Allemagne, les derniers recensements constatent une réduction sensible de la population agricole.
Seule, et contre toute attente, la Belgique ferait exception, s'il fallait en croiie les statistiques publiées par le Département de l'Agriculture.
En effet, la population agricole qui était de i,o83,6oi, à l'époque du recensement de 1846, se serait élevée à 1,199,319, en 1S80, et, quinze ans après, en i8g5, elle aurait atteint 1,204,810; soit, pour cette dernière période, une augmentation, très légère d'ailleurs, de cinq mille unités environ.
Mais, pour qui connaît la situation réelle de l'agriculture belge, il n'est pas douteux que cette prétendue augmentation n'existe que sur le papier.
C'est ce qui résulte, du reste, des documents officiels eux-mêmes.
Tout d'abord, on peut lire dans la partie analytique du recensement « que l'accroissement constaté pour les provinces de Liège et de Namur (-j- 17263) est vraisemblablement dû à ce que la population ouvrière, qui cultive des lopins de terre pour son propre compte dans plusieurs parties de ces provinces, a été considérée comme population agricole. » (i)
(1) Recensement général agricole de iSç5, p. 438.
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