‹ Essais sur la syringomyélieChapitre 19 sur 24 · POP · texte numérisé non relu

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drique que dans le quart inférieur. À la coupe on consfate l'existence d'une excavation considérable dans la région cervicale, excavation limitée par une petite partie du tissu nerveux. Il ne s'échappe pas de liquide de cette cavité, ce qui rend compte de l'apparence rubannée qu'offrait l'organe.

Sur des coupes successives pratiquées de haut en bas, l’excavation diminue progressivement, et la paroi s’épaissit ; au niveau de la région dorsale moyenne, la cavité revêt {out à fait la forme d’un sablier. Dans la région lombaire enfin, la cavité réduite à la dimension d’un grain de mil paraît tout à fait centrale.

Les faisceaux pyramidaires et les faisceaux de Goll ont une coloration rosée, tranchant sur celle du reste dela substance blanche où ils paraissent sclérosés.

Au niveau du bulbe l’excavation diminue très rapidement, pour n'être plus appréciable à la partie inférieure des olives.

La forme de la cavité ne varie guère à la région cervicale. Entre les Vet VII paire cervicale l’excavation centrale est représentée par une fente occupant toute la commissure grise et la presque totalité des cornes postérieures.

Dans la moëlle dorsale les cornes postérieures n’existent plus et la cavité, toujours en arrière du canal central de la moëlle semble augmentée dans son diamètre antro-postérieur.

La paroi de la cavité présente une structure (fig. 12), partout la même. Elle est constituée par uné mince membrane fibrillaire à aspect papillaire. Chaque papille contient des gerbes élégantes de fibrilles névrogliques à directions très variées. Une masse hyaline contenant par ci par là quelques vaisseaux sanguins en voie de dégénéresence hyaline, sépare la région papillaire de la membrane, de la condensation fibrillaire qui constitue la limite immédiate de la cavité syringomyélique. Au niveau de cette région, les vaisseaux ont presque disparu. Les noyaux des cellules névrogliques, qu’on trouve vers la périphérie de la membrane limitante contiguë à la moëlle, n'existent pour ainsi dire plus dans la portion limitante opposée. Tes cellules névrogiiques ne semblent ni hypertrophiées ni atrophiées. Elles ne sont pas non plus hyperplasiées.

Les cornes antérieures sont au niveau de la région lombaire, là ou la cavité n'existe pour ainsi dire plus, le siège de lésions assez importantes. Les cellules nerveuses du groupe antéro-externe (fig. 43) sont en partie atrophiées, en partie chargées de grosses granulations pigmentaires. Une de ces cellules est presque farcie de ces granulations. A l’état normal ces granulations peuvent exister mais elles n’affectent ni cette disposition ni cette abondance. Il n’y a point de lésions particulières ni dans les nerfs periphériques ni dans le système musculaire.

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OBSERVATION IV. — Panaris analgesiques. Mutilations et déformations des mains. — Parésie et troubles de la sensibilité dans ces divers modes. — Broncho-pneumonie. — Mort. — Aulopsie. —

Syringomyélie. (A. Jorrroy et Ch. AcHARD. Arch. de Méd. expérim. 1er juiilet 4890, n° 3).

Beloude Catherine, âgée de 75 ans, entrée le 6 janvier 1890, salle Barth, no 41, dans le service de M. Joffroy, à la Salpétrière.

La malade est née en Auvergne. Elle ne peut fournir aucun renseignement sur ses antécédents de famille. Sa santé avaittoujours été bonne jusqu'à l’âge de 30 ans. A cette époque survinrent des panaris, à peu près symétriquement aux deux mains; la malade ne se rappelle pas le côté primitivement atteint. Ces panaris ont frappé tous les doigts à l'exception du pouce droit et du petit doigt de la main gauche. Ils débutaient par la pulpe des doigts, puis gagnaient la phalangine et, au bout de trois semaines ou d'un mois, s’éliminaient « des bouts d’os grands comme les doigts », dit la malade. Tous ces phénomènes étaient accompagnés de douleurs très vives, c’est un point sur lequel cette femme est très affirmative. Enfin, pendant tout le temps que durèrent les panaris, on fut obligé de faire manger la malade, ce qui prouve que les lésions étaient intenses et que les deux mains étaient atteintes en même temps.

Etal actuel. — Ce qui frappe avant tout, c'est l'état des mains et leurs déformations.

Main droite. — Le pouce est peu déformé.+L’'ongle est intact. Cepen-

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