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dant la phalangette paraît diminuée de longueur et on remarque, à la partie interne de la pulpe, une légère dépression avec induration, comme cicatricielle. A Ia face interne, au point de contact du pouce avec l'index,
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l’épiderme est épaissi, corné et en voie de desquamation. Dans l’épaisseur du repli cutané qui unit le pouce à la paume de la main,‘il existe une nodosité cornée siégeant dans l'épiderme. L'articulation des deux phalanges entre elles est ankyloste; l'articulation métacarpo-phalangienne est intacte.
L'index présenté des déformations plus accusées. Son extrémité est arrondie. L'ongle a disparu complètement ; il ne reste à l’exlrémité du doigt qu'un petit nodule corné. La phalangette a disparu; il semble rester seulement un petit fragment d'os réprésentant la phalangine.
A la face dorsale du moignon se trouve la cicatrice d’une ulcération ovalaire. La face palmaire de ce moignon est jaunâtre et recouverte de squames d'épiderme épaissi.
Le médius et l'annulaire ne présentent que des altérations de la phaangette. L'ongle est déformé, fendillé par des stries longitudinales, et Isa ligne d'implantation est plus voisine de l'extrémité du doigt qu'à l'état normal. La phalangette semble avoir en grande partie disparu et n'être représentée que par un fragment long de quelques millimètres.
Le petit doigt est fléchi dans la main. La phalangette a disparu ; il n’y a plus à sa place qu'un petit moignon de tissu mou sur lequel s’implante une petite écaille de substance cornée.
Main gauche. — Le pouce est diminué de la moitié de sa longueur ; la réduction semble porter surtout sur la phalange. La pulpe est allons gée en pointe; l’ongle est situë longitudinalement. Il y a soudure de l’articulation des deux phalanges entre elles.
L'index est réduit à sa phalange et se termine par uue saillie arrondie.
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«Le médius est un peu plus long, car il persiste une petite portion de la phalangine. 11 se termine par un petit nodule corné, (]
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L'annülaire présente une dépression au niveau de son bord externe, sa phalangette est déviée en dehors ; elle se termine par un ongle qui est également déjeté de ce côts. La phalangine est fléchie à angle droit sur la phalange et ne peut être redressée.
Le petit doigt n'est le siège d'aucune altération, si ce n’est une flexion à angle droit de la phalangine sur la phalange.
Le tégument est souple et ne présente pas les altérations qui caractérisent la selérodermie. La peau et le tissu cellulaire sous-cutané ne sont indurés qu’au niveau des moignons. La sensibilité est très diminuée aux mains, surtout à la face palmaire des doigts, de la main et des deux tiers inférieurs de l’avant-bras. Cette diminution est égale pour la piqûre et pour la chaleur. La sensibilité tactile est affaiblie ; la malade ne peut reconnaître par le toucher seul, divers objets, tels qu'une pièce de monnaie, une cuillère, un porte-plume. Elle ne perçoit pas le simple contact au niveau des mains et d’une partie de l'avant-bas. Ces troubles existent un peu aussi au niveau des épaules et de la partie voisine du tronc.
La paume des mains n’est pas déformée; les articulations du poignet sont mobiles. Les masses musculaires réagissent sous l'influence de l’électricité.
‘ Il n’y a pas de scoliose; mais il existe un peu de cyphose à la région dorsale moyenne.
” La malade succombe à des accidents broncho-pneumoniques le 30 janvier.
Autopsie. le 81 janvier 1890. Moëlle, — Les méninges présentent un peu d’épaississement et de fines adhérences à la moëlle, sur la face postérieure, surtout à la région cervicale. A la partie supérieure de celle-ci, la dure-mère est parsemée sur sa face interne, de quelques granulations blanchâtres, du volume d’un grain de mil.
La moëlle, dans les régions lombaire et dorsale, ne présente extérieu rement rien d’anormal. Mais la région cervicale se fait remarquer par son petit volume qui ne dépasse pas celui de la région dorsale, Dans toute cette région cervicale la moëlle semble affaissée ; elle estaplatie d'avant en arrière.Lesillon antérieur estélargien gouttiére ; ses bords sontécartés et renversés en dehors. En arrière, les cordons postérieurs offrent une coloration gris rosé qui se prolonge aussi sur le bulbe jusqu'auprès du bec des colonnes, correspondant aux cordons de Goll. Sur une coupe transversale, faite entre les deux premières paires nerveuses, on ne distingue nettement que les cordons antéro-latéraux et les cornes antérieures. Le reste de la moëlle offre une teinte grisâtre et une consistance molle différente. L’immersion dans la liqueur de Müller permet de constater que cette partie dela moëlle, comprenantles cornes etles cordons postérieurs, correspond à unelarge cavité dont les parois étaient revenues sur elles-mêmes lorsqu'on examinait la moëlle aussitôt après son extraction. Cette cavité est traversée par des brides filamenteuses ; ses parois offrent